Jean-Paul Huchon (PS) aurait bien entendu été tout à fait prêt à un débat télévisé sur la chaîne parlementaire (LCP) le 10 mars à 19h, en face-à-face avec Valérie Pécresse. Il précise que ce débat avait même été agréé par lui bien avant que la candidate (UMP) ne le réclame.
Mais en disant mardi sur LCI que des débats étaient déjà prévus avec d’autres candidats, et qu’il n’y avait pas de raison pour le moment de préempter un débat en face-à-face, sa position devient en fait : « Attendons les résultats du premier tour. »
Il semblerait donc que pour Jean-Paul Huchon la confrontation sur les projets pour l’IdF ne sachant se résumer qu’à un, voire des, face-à-face avec Mme Pécresse, il déclinerait ainsi la proposition que lui avait faite la veille sa concurrente.
Son souhait est au contraire de « pouvoir débattre avec tous les candidats aux régionales en IdF pour faire vivre la démocratie et éclairer les électeurs sur leurs choix. »
L’UMP tentera de faire figurer au moins un « représentant de la diversité » dans le premier tiers de ses listes aux prochaines élections régionales. « À résultats électoraux comparables à ceux de 2004, leur nombre devrait ainsi être multiplié par 8 », est-il expliqué dans un communiqué.
« Les listes UMP d’IdF, avec au moins un représentant de la diversité dans les 10 premières places de chaque département, sont à cet égard véritablement exemplaires », a-t-il été ajouté.
Quel avenir pour Bertrand Delanoë ? « Aucune perspective de candidature n’encombre mon esprit. Je ferai tout pour qu’un projet progressiste efficace gagne, il faut battre la droite.
Mais il faut que la gauche soit courageuse et authentique. Je soutiendrai l’homme ou la femme qui répondra le mieux à ces critères.
Je n’ai pas besoin de penser à moi pour m’impliquer pleinement. »
Bernard Laporte, l’ancien secrétaire d’Etat aux sports, ne sera pas candidat, préfèrant finalement ne pas s’engager dans les régionales. Il est vrai que son parachutage francilien n’est jamais apparu comme franchement souhaitable par aucun des responsables locaux de l’UMP...
« Bernard Laporte n’a jamais traité des problèmes des Parisiens. Jamais il ne nous a rencontrés. Jamais il n’a participé aux réunions, avait déclaré Philippe Goujon, patron UMP de la capitale. Je ne vois donc pas ce qu’il pourrait apporter. Paris n’est pas une machine à recycler des anciens ministres ou secrétaires d’Etat ». Et vlan, dans les dents ! La politique est parfois aussi brutale que d’autres sports...
Lundi, Jean-Vincent Placé, secrétaire national adjoint des Verts, reconnaissait que son parti, malgré la banderole protectrice d’Europe Écologie, souffrait d’un déficit d’image. « Nous payons l’image des Verts du passé (?), divisés et pas sérieux. (…) Nous avons encore un saut qualitatif à opérer sur notre crédibilité à présider des régions. C’est pour nous tout l’enjeu des deux derniers mois de la campagne ».
Pour les élections régionales, les Verts savent que les Français attendent des gestionnaires plus que des visionnaires, des gestionnaires capables d’aborder aussi bien les questions d’environnement certes, mais aussi de lycées, de logement, de transport ou de difficultés sociales.
Et ce déficit d’image auprès des électeurs a bien été perçu par leurs adversaires, qui les appellent « Verts » même quand ils sont « Europe Écologie », comme les gens de droite prononçaient Mitt’rand au lieu de Mitterrand ! Pour ceux qui lisent entre les lignes...
À bientôt,
André Balbo

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