Les Zapa, les Zones d’actions prioritaires pour l’air) arrivent chez nous. Il y avait urgence, mais on peut d’ores et déjà prévoir qu’elles arriveront certainement un peu trop tard pour empêcher l’Europe de donner à la France une petite fessée financière.
Ces amendes auront été bien méritées, puisque notre pays n’a pas accordé suffisamment d’attention aux remarques circonstanciées de l’UE, précises et répétées, pour que l’air de l’hexagone commence à être moins pollué grâce à des mesures appropriées, et que nos poumons puissent enfin respirer à moindre risque…
Les Zapa françaises ne seront qu’au nombre de 8. Ces collectivités, volontaires, se préparent à expérimenter pendant 3 ans des actions dans le domaine des transports, et notamment, la restriction de la circulation des véhicules les plus polluants dans les agglomérations où se posent des problèmes de qualité de l’air.
Ce choix et ce volontariat ne prennent apparemment pas seulement en compte le classement de l’indice Atmo (indicateur de la qualité de l’air) établi pour l’année 2010 par l’Ademe, qui classe les villes françaises selon leur niveau de pollution. Nous vous indiquons entre parenthèses la place de la plupart des villes mentionnées.
Parmi les 8 Zapa retenues, on compte, en plus de Paris (26e) et de la plaine Saint-Denis, Aix-en-Provence (3e), Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon (18e ex aequo), et Nice.
Pourquoi certaines autres agglomérations françaises, pourtant parmi nos villes les plus polluées, n’en font-elles pas partie ? Comme Cayenne (1re), Pointe-à-Pitre (2e), Fort-de-France (4e), Lille (5e), Avignon (6e), Douai, Mulhouse (les 2, 7es ex-aequo), Forbach, Strasbourg (les 2, 9e ex aequo) Thionville, Toulon (les 2, 11e ex aequo), Nîmes (13e), Amiens, Marseille, Rouen, Valence (les 4, 14e ex aequo), Béthune, Le Havre, Lens, Maubeuge, Montbéliard, Valenciennes (les 6, 18e ex aequo).
Dans les 8 premières Zapa françaises, des pastilles pourraient être mises sur les véhicules… pour graduer leur vertu, en termes de pollution de l’air, bien sûr. Le ministère de l’Écologie a attribué de 1 à 4 étoiles, du véhicule le plus polluant à celui qui l’est le moins.
Les Zapa seront instituées au plus tard à l’été 2012, à titre expérimental pour 3 ans, dans les endroits considérés comme des points noirs où l’air est plus particulièrement pollué, dit-on.
Chaque Zapa aura à déterminer ce qui lui paraîtra le plus pertinent à cibler. Les poids lourds les plus polluants ? Les véhicules utilitaires ? Les moteurs diesel ? Les 4 X 4 ? Les vélos électriques ? Non, là je plaisante pour faire peur à ma femme.
Il y aura certainement de l’interdiction dans l’air, des sanctions, et des PV, mais dont le montant ne pourra excéder 68€ en cas d’infraction.
De toute façon, quand on voit à l’approche d’une élection présidentielle le courage dont sont capables de faire montre les candidats, on peut aisément prévoir que les débuts des Zapa seront certainement très, très fermes sur les principes, et très, très souples dans les applications.
Pourquoi tu tousses ?
André Balbo
sources : Le Parisien, Ademe, ministère de l’Écologie

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