Dans 20 ans, 31.4 millions de personnes sont attendues sur le marché du travail. C’est deux millions de plus qu’aujourd’hui.
Première raison, la réforme de la retraite avec un départ repoussé au fil des ans, d’ici 2025, selon l’étude de l’Insee. Outre l’allongement de la durée du travail, un phénomène démographique naturel va amener sur le marché du travail plus de jeunes en âge de travailler ( les français nait entre 1980 et 1990), au delà de 2025.
6 régions dont le grand quart sud (Alsace, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes) est vont enregistrer une forte hausse ( supérieure à 12%) d’ici 2030.
Un bémol dans ce paysage, pour la région Champagne Ardennes dont l’exode attendu de ses jeunes et le vieillissement de la population ne vont pas permettre de conserver un solde positif de la population active.
Le phénomène est d’ors et déjà engagé. La Lorraine devrait lui emboiter le pas d’ici à 2013 selon l’Insee.
Pour pondérer cette tendance, seuls les flux migratoires peuvent intervenir. D’autres facteurs comme la fécondité, un équilibre différent entre vie de famille et vie professionnel pour les mères de 25 à 44 ans, le renforcement de l’apprentissage chez les jeunes, ne seraient pas tangibles sur la période de l’étude, mais sur un délai plus lointain.
L’âge moyen des actifs devrait passer de 39,6 ans en 2010 à 40,5 ans en 2030. Sauf en Corse, où il atteindrait plus de 42 ans dès 2025.

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