François Fillon a opposé un « non ferme et tranquille » aux grévistes et aux syndicats, le gouvernement, selon lui, n’entendant pas céder à la rue sur la réforme des retraites. « Nous ne renoncerons pas à l’augmentation de la durée d’activité. »
L’intersyndicale s’est réunie au siège de la CGT à Montreuil (93). Fière de leur journée de mobilisation du 23 septembre, elle a exprimé sa totale détermination à faire reculer le gouvernement sur cette réforme. Les syndicats, du public comme du privé (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU, Solidaires), ont décidé le 24 septembre l’organisation de deux autres dates de rassemblements.
Le samedi 2 octobre, des manifestations auront lieu dans toute la France. En arrêtant comme date un samedi, les organisations entendent permettre à tous les salariés, qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public, d’y participer. Espoir de toucher ainsi d’autres populations ?
Le mardi 12 octobre sera une « nouvelle journée massive » de grèves et de manifestations. Ce sera peut-être, pour le front syndical, la plus difficile à réussir.
Savoir faire durer une mobilisation est un art fait certes de détermination, mais qui nécessite aussi des montagnes d’entrain, de créativité et d’innovations.
Concernant les estimations des manifestations et des grèves précédentes, il y eut de part et d’autre tant d’exagération, tant à la hausse qu’à la baisse, que cela nous promet dans ce proche avenir des chiffres que nous aurons beaucoup de mal à entendre sans sourire.
Un élément spongieux a fait son entrée sur le terrain : l’opinion publique, que l’on prend volontiers à témoin…
Et la jeunesse, que certains aimeraient convoquer plus largement dans la rue, se tient encore pour le moment relativement à l’écart. Le sujet peut lui paraître, ne le prenez pas mal, ennuyeux et lointain.
André Balbo
Sources : Le Parisien, Le Monde

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