Une plateforme éducative temps réel
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30 janvier 2010Lauréat 2009
Une plateforme éducative temps réel
C’est le rêve de tout internaute : pouvoir surfer à la vitesse de la lumière. Au collège René-Cassin de Noisy-le-Sec, le rêve est devenu réalité. L’établissement de 300 élèves est devenu il y a quelques semaines le premier du département à bénéficier de l’Internet à très haut débit (THD), c’est-à-dire à la vitesse de 50 mégas, 50 fois plus rapide que l’ADSL classique.
Un premier pas puisque, à l’horizon 2017, les 120 collèges du 93 seront tous passés au très haut débit.
« Cela va contribuer à réduire la fracture numérique pour que nos enfants ne subissent pas cette inégalité supplémentaire », s’est félicité le président PS du conseil général, Claude Bartolone, en visite au collège. Pour câbler les établissements, mais aussi une centaine de sites déconcentrés du département (crèches, centres de Protection maternelle et infantile, circonscriptions sociales…), 400 km de fibres optiques seront déroulées via le réseau des feux tricolores urbains en cours de renouvellement. Une vingtaine d’établissements situés autour de la ligne du tramway 1 bénéficieront du THD dès cette année.
Le département sera propriétaire à 100% du réseau et pourra ainsi en maîtriser le débit, et, selon les cas, l’augmenter pour certains usages pédagogiques. « C’est une petite révolution, souligne Jean-Pierre Troeira, directeur des services informatiques. Mis à part Paris, qui dispose de son réseau via les égouts, c’est une première en France. »
Mais plus qu’une histoire de câbles, le très haut débit influe directement sur la pédagogie. A René-Cassin, les professeurs ont été formés pour utiliser les cinq tableaux numériques interactifs et la plate-forme pédagogique BeLearner mis à leur disposition. Illustration au CDI du collège où sept élèves planchent sur leur orientation. Assis devant un ordinateur dernier cri, Loïc, 13 ans, se renseigne sur le métier de mécanicien. « C’est bien plus rapide qu’avant, reconnaît-il. Et puis, maintenant, la souris ne se bloque plus. »
A quelques mètres, le même logiciel BeLearner est utilisé par Clémence Boyer, enseignante d’anglais, qui a téléchargé en quelques clics un petit programme vidéo entrecoupé de questions à choix multiples sur le thème du « job idéal ». Même si, hier matin, le crayon optique utilisé pour cliquer sur le tableau numérique interactif s’est montré capricieux, l’outil est plébiscité par la jeune prof. « Cela permet de capter l’attention des élèves. Et chaque question qui apparaît à l’écran relance leur intérêt. Cela dynamise le cours. »
Le Monsieur Nouvelles Technologies du collège lui non plus ne tarit pas d’éloges. « Maintenant, en salle d’informatique, seize élèves peuvent regarder des vidéos en ligne au même moment, ce qui était impossible, explique Christian Van Laere. Quant aux téléchargements et aux mises à jour, tout se fait d’un clic, je n’ai même pas le temps d’aller chercher un café. »
Le Parisien
