La campagne nationale "Débaptiser les rues de négriers ?" est de retour à Nantes. Le but de cette pétition ? Ouvrir le débat sur la signalétique urbaine "par respect de la mémoire des victimes et descendants de l’esclavage dans le but de favoriser l’intégration socio-urbaine".
La fondation évoque dans ce communiqué la réaction de l’écrivain Patrick Chamoiseau dans le Journal du Dimanche, président d’honneur de la Fondation Européenne du Mémorial de la traite des noirs, qui défend l’idée de débaptiser définitivement ces rues de négriers.
Devoir de mémoire en cours à Nantes
Puis elle cite Alain Juppé, le maire de Bordeaux : "Absurde… Je ne vais m’engager là-dessus… Quand s’arrêtera la repentance ?"
Le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, semble plus ouvert à cette idée : "Dans un courrier de trois pages", raconte la fondation, "il nous exprime respect et reconnaissance et avance des propositions inédites." Et de les détailler : "Nantes s’engage à mettre en place, autour du Mémorial des abolitions, une signalétique historique sur les principaux lieux emblématiques du passé négrier mais aussi dans les rues qui rappellent par leur nom ce sombre commerce, pour construire ainsi un véritable parcours urbain autour des traces multiples de l’histoire négrière à Nantes."
Après Nantes, la fondation va poursuivre sa campagne à La Rochelle (17 octobre) et au Havre (31 octobre).

envoyer par mail
Imprimer la page
