L’enquête BMO (Besoin en main-d’œuvre) mesure les projets de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. Ces projets concernent tous les types de recrutements, y compris les postes à temps partiel et le personnel saisonnier, à l’exception de ceux des administrations de l’État (comme ministères, police, justice, etc) et ceux des entreprises publiques (EDF, Banque de France, etc).
Pour 2011, il s’agissait de la 10e enquête annuelle portant sur les établissements de 0 à plus de 200 salariés ayant émis au moins une déclaration d’embauche au cours des 12 derniers mois et les établissements des secteurs : agricole, public relevant des collectivités locales et territoriales (communes, publics administratifs (syndicats intercommunaux, hôpitaux, écoles), des officiers publics ou ministériels (notaires).
Cette enquête permet à Pôle emploi d’identifier les secteurs porteurs, de définir les formations à financer pour 2011 et de mieux orienter les demandeurs d’emploi.
Elle est segmentée par département, devenant ainsi plus pertinente qu’elle ne le serait en ne traitant que des données générales sur l’ensemble du territoire.
Les intentions d’embauche sur Paris en 2011 étaient de 92 000, une légère hausse de 0,3% par rapport à 2010, selon l’enquête annuelle sur les Besoins en main-d’œuvre (BMO), menée en novembre 2010 auprès de 105 643 employeurs parisiens.
Un employeur sur 7 (14%) envisageait de réaliser au moins une embauche en 2011. Près d’un tiers des recrutements (32,1%) sont jugés difficiles par les employeurs. Les intentions d’embauche sont particulièrement importantes dans les services (79 943 recrutements prévus) et dans le commerce (7 643 recrutements prévus). Les établissements de 100 à 199 salariés envisagent de recruter 7 239 personnes. Cela représente une hausse de 92% par rapport à 2010.
Les métiers les plus recherchés à Paris sont les informaticiens (ingénieurs, cadres d’études, R&D informatique, responsables informatiques), suivis des artistes (musique, danse, spectacle et professeurs d’art), et des employés polyvalents de cuisine.
Les métiers les plus difficiles à pourvoir selon les employeurs : 64% des recrutements de cuisiniers sont jugés difficiles par les employeurs parisiens.
En 2011, les intentions d’embauche sont particulièrement importantes dans les services (79 943 recrutements prévus), le commerce (7 643 recrutements prévus), et la construction (2 560 recrutements prévus).
Ce sont toujours les activités de services qui concentrent la majorité des recrutements parisiens (87% des recrutements). Les services scientifiques et techniques y occupent une grande place, avec une hausse de 11,4% par rapport à 2010, tandis que l’administration publique et l’enseignement baissent (- 43,3% par rapport à 2010 !).
André Balbo
sources : BMO, Pôle emploi

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