Le ministre de l’Énergie Éric Besson vient d’annoncer le 6 septembre qu’une commission constituée d’experts, de hauts fonctionnaires, d’ONG, et de professionnels de l’énergie, avait été chargée par le gouvernement de proposer d’ici janvier 2012 des scénarios pour l’énergie en France aux horizons 2030- 2050, « d’en préciser les limites et d’en établir les conséquences, avantages et inconvénients ».
Parmi ces scénarios figureraient :
la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire actuel (58 réacteurs) ;
l’accélération du passage à la 3e génération, voire à la 4e génération nucléaire ;
la possibilité d’aller vers une sortie progressive du nucléaire à horizon 2050 voire 2040, ou vers une réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité.
Le recul, ou la sortie progressive du nucléaire, avait déjà été évoqué début juillet avec RTE, à qui il avait été demandé d’examiner, dans le cadre de son bilan prévisionnel, un scénario de décroissance du nucléaire à l’horizon 2030, afin d’en analyser les impacts. À cette époque, le ministre proposait un ratio de 2/3 de nucléaire en France d’ici à 30 ans, alors que sa part dans la production électrique française est aujourd’hui d’environ 75%.
La présidence de la commission a été confiée à Jacques Percebois, professeur d’université spécialiste de l’énergie, et la vice-présidence à Claude Mandil, ancien directeur exécutif de l’AIE (Agence internationale de l’énergie).
Six autres experts devraient notamment les rejoindre dans cette mission, dont l’économiste Christian de Boissieu, l’ancien PDG d’EDF Pierre Gadonneix, et Colette Lewiner, directrice énergie de CapGemini.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’exercice de prospective « Énergie 2050 », que le gouvernement avait lancé en juillet.
André Balbo
sources : Les Échos, Enerzine.com, L’Usine nouvelle

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