Pendant une semaine, du 5 au 11 mai, les personnes aveugles et malvoyantes peuvent pour la première fois se rendre dans un cinéma, à l’Arlequin, découvrir en audiovision sept films récents : L’Arnacoeur ; Arthur et les Minimoys 2 ; Ensemble c’est trop ; Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec ; La Journée de la Jupe ; Micmacs à tire-larigot ; Les Trois brigands.
Cette manifestation, organisée grâce à l’association Valentin Haüy, prend tout son sens quand on sait que seulement une dizaine de salles de cinéma en France proposent, ponctuellement, des films audiodécrits pour 65 000 personnes aveugles et 1,2 million considérées comme très malvoyantes.
L’audiodescription existe en France depuis 1989, dans certaines salles de cinéma et sur quelques DVD. C’est une piste sonore qui décrit, sans empiéter sur les dialogues, les actions essentielles à la compréhension de l’histoire.
L’audiodescription (ou "audiovision") est bien "la petite voix à l’oreille du spectateur", comme le dit si bien Marc VIGHETTI, un des descripteurs d’images.
L’audiodescription n’est pas une voix-off comprise dans le film. Elle doit être considérée au même titre que les sous-titres : Ils sont un élément ajouté au film qui permettent la compréhension, mais leur écriture demande un travail artistique pour que la lecture évoque la même intention que les dialogues. Les comédiens qui enregistrent les audiodescriptions ont le même impératif : rester neutre, tout en retranscrivant l’action.
Première présentation d’un film en audiodescription
En 1988, le premier film en audiodescription présenté aux aveugles est Tucker de Francis Ford Coppola. Parallèlement, Auguste Coppola et Gregory Frazier organisent la formation d’étudiants étrangers à l’audiodescription. Les Français seront les premiers à en bénéficier.
La grille des séances est disponible sur le site de l’Association Valentin Haüy : www.avh.asso.fr.

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