Accueil > Le Marais > Sorties, Le Marais > Expositions dans le Marais > Événements et expositions au Centre Pompidou et à la BPI

Avril 2017. Exposition du photographe américain Walker Evans

16 décembre 2016 par André Balbo

Du 26 avril au 14 août 2017, Walker Evans, un style vernaculaire, Centre Pompidou, Galerie 2, Niveau 6

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Walker Evans (1903-1975), est un grand photographe américain.

Il étudie au Williams College (1922-1923) puis à la Sorbonne en 1926.

Walker Evans débute la photographie en 1930. Il obtient 3 fois une bourse de la Fondation John-Simon-Guggenheim en 1940, 1941 et 1959. Il collabore au Time (1943-1945), et à Fortune (1943-1965). En 1965, il devient professeur de photographie à l’École d’art de l’Université de Yale.

On connaît ses terribles images sur la Grande Dépression, alors qu’il participe au programme de la Farm Security Administration (1935-1938). Celles de métayers dans l’État de l’Alabama, comme d’ailleurs celles de Dorothea Lange, comptent parmi les icônes de la photographie contemporaine.

Walker Evans, Alabama Tenant Farmer Floyd. Bourroughs, 1936. Épreuve gélatino-argentique. 22,86 x 18,41 cm. Collection particulière © W. Evans Arch., The Metropolitan Museum of Art

On remarque dans son travail les regards des sujets fixant l’objectif, car ils se savent photographiés. Pour autant, aucun n’arbore pour autant un sourire de circonstance.

La photographie de Walker Evans ne se contente pas de montrer. Elle interroge le spectateur, l’Américain des Années 1930. Si le sujet se laisse prendre dans cette situation, c’est que son regard porte pour nous un message. Qui regarde qui au final ? Où est la gêne et qui peut se sentir coupable ?

Cette franchise assez abrupte du photographe préserve une dignité humaine que la misère met à mal tel qu’en témoignent ces vêtements en loques.

C’est paradoxalement ce même Walker Evans qui, de 1938 à 1941, appareil photo au cou et déclencheur dans la manche, saisit à leur insu des portraits d’anonymes dans la rue ou le métro. Il publiera The Passengers.

Présentation de la rétrospective Walker Evans, un style vernaculaire

C’est la première grande rétrospective muséale organisée en France sur l’œuvre de Walker Evans qui est l’un des photographes américains les plus importants du XXe siècle.

Parce qu’il portait son attention aux détails du quotidien et de la banalité urbaine, il a largement contribué à définir la visibilité de la culture américaine de son époque. Certaines de ses photographies ont pris place dans l’histoire de cet art.

Ses photographies de l’Amérique en crise dans les années 1930, ses projets publiés dans le magazine Fortune dans les années 1940 et 1950, comme sa définition du "style documentaire" ont influencé des générations de photographes et d’artistes.

Conçue comme une rétrospective de l’ensemble de son œuvre, l’exposition
a pour ambition de mettre en évidence la fascination du photographe pour la culture vernaculaire. Aux États-Unis, le vernaculaire définit des formes d’expression populaires ou communes employées par des gens ordinaires à des fins utilitaires. C’est tout ce qui se créé en dehors de l’art et des circuits de production principaux et finit par former une culture spécifiquement américaine.

La première partie de l’exposition réunit les principaux sujets du vernaculaire qu’Evans n’a cessé de traquer : la typographie d’une enseigne, l’agencement
d’un étalage, la devanture d’un petit commerce, etc.

Walker Evans. License Photo Studio, New York. 1934. Épreuve gélatino-argentique. 27,9 x 21,6 cm (image : 18,3 x 14,4 cm). The J. Paul Getty Museum, Los Angeles © W. Evans Arch., The Metropolitan Museum of Art

La seconde montre comment il a lui-même adopté le mode opératoire ou les formes visuelles de la photographie vernaculaire en devenant occasionnellement, le temps d’un projet, photographe d’architecture, de cartes postales, ou portraitiste de rue. Et ceci tout en revendiquant
explicitement une démarche d’artiste.

La rétrospective retrace, de ses premières photographies de la fin des années 1920 jusqu’aux polaroids des années 1970, la totalité de la carrière de Walker Evans à travers plus de 300 tirages vintages provenant des plus grandes collections internationales. En s’appuyant sur une centaine de documents et d’objets, elle accorde également une large place aux collections de cartes postales, de plaques émaillées, d’images découpées, et d’éphéméra (petits documents publicitaires, imageries populaires, modestes témoins de la vie quotidienne) réunis par Walker Evans tout au long de sa vie.

Walker Evans, un style vernaculaire, du 26 avril au 14 août 2017, au Centre Pompidou, Galerie 2, Niveau 6. 01 44 78 12 33, métro Hôtel-de-Ville, Rambuteau. Ouvert de 11 à 21h tous les jours sauf le mardi. Nocturne le jeudi jusqu’à 23h. 14 ou 11€, valable le jour même pour le musée national d’art moderne et l’ensemble des expositions.

Lire aussi : Toutes les expositions 2016-2018 au Centre Pompidou.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nouvellement en ligne :
Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris
PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter près d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Centre Pompidou, Wikipedia, M, le Magazine

Dernière modification : par André Balbo - Crédit image : Courtesy Centre Pompidou

Améliorez la pertinence de notre contenu en donnant votre avis, en apportant un complément d'information ou une correction

Qui êtes-vous ?
Votre message
Important : N'oubliez pas de modifier le titre par défaut, c'est votre titre qui sera mis en avant sur le site ...

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.