Le 16 juin, des sénateurs et des députés (un total de 14 parlementaires participant à la commission mixte paritaire) examinaient une petite centaine d’articles du projet de loi Grenelle II.
Parmi leurs décisions figure une disposition (votée par 10 voix sur 14) qui permet la mise en place d’une expérimentation de péage urbain dans les villes de plus de 300 000 habitants.
Cette mesure, très impopulaire auprès des automobilistes, va nécessiter un gros travail d’explication…
Louis Nègre, sénateur UMP des Alpes-Maritimes et rapporteur de la loi Grenelle II, s’est appuyé sur l’expérience de plusieurs grandes villes européennes (Stockholm, Oslo, Milan ou Londres) pour mettre en avant une diminution sensible des embouteillages et de la pollution atmosphérique.
« Le péage diminue de 15 à 20% les particules atmosphériques dans les zones concernées. Or on estime chaque année à 30 000 le nombre de morts prématurés directement imputables à la pollution. » Selon l’initiateur de la mesure, un autre point positif serait la création d’une nouvelle source de financement pour les transports publics.
Il ne reste donc plus qu’à convaincre maintenant les maires… Bertrand Delanoë, par exemple, qui a déjà fait connaître son opposition à l’idée de « faire payer les automobilistes pour qu’ils puissent rentrer dans Paris ».
André Balbo
Sources : Le Parisien, La Ville de Paris

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