Depuis 3 à 4 ans déjà, bon nombre de ses partisans le pressaient de se déclarer comme le prochain candidat de la droite à la mairie de Paris. Et il persistait à se taire, il biaisait, il prenait son temps. Cette époque est révolue. Les attaques frontales du maire de Paris PS Bertrand Delanoë, qui, au Conseil de Paris le 21 juin, l’accusait d’être « le chef de gouvernement qui a fait le plus de mal aux Parisiens », l’ont définitivement pour le coup fait sortir du bois. C’était salle Gaveau le 25 juin, devant les nouveaux adhérents de l’UMP, et en présence d’élus parisiens comme Philippe Goujon, Pierre Lelouche et Dominique Tiberi.
Pour mesuré qu’il paraisse être en général dans son expression, quand Fillon attaque, c’est souvent du brutal. Sa réplique a été : « Paris mérite moins de sectarisme et plus de responsabilité. (…) Monsieur Delanoë me reproche de demander à la municipalité parisienne ce que je demande à toutes les collectivités locales ; c’est-à-dire de gérer sérieusement leur budget car les finances de la France l’exigent. Alors je lui réponds que la rigueur budgétaire nous concerne tous. Ça n’est pas une question partisane, c’est une question d’intérêt national. Paris mérite moins de sectarisme et plus de responsabilité (et il ne sert à rien de) se défausser sur autrui pour ne pas avoir à se juger soi-même. »
Maintenant les intentions ont été clarifiées. François Fillon énonce qu’après Matignon, il se présentera pour devenir député de Paris dans la 2e circonscription (Ve, VIe, et VIIe arrondissements). Mais ceci ne serait qu’une étape. Son véritable objectif, un peu plus lointain, serait-il la mairie de Paris, comme cela a été dit, ou tout bonnement la présidentielle de 2017. Ou l’un puis l’autre ?
Les ambitions annoncées vont déjà faire réagir les poids lourds et moyens de la droite, et il y aura des vagues. Avant qu’un nouvel agencement des ambitions des uns et des autres ne se réorganise.
On savait déjà que l’été serait chaud.
André Balbo
sources : JDD, Europe 1

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