L’Observatoire du travail BPI-BVA-L’Express montre qu’il est urgent pour les entreprises de réinstaurer le dialogue. Des experts nous livrent leur expérience.
Malgré la multiplication des signes d’accalmie et de sortie de crise, les Français conservent un petit moral en ce début de 2011. Selon l’institut BVA, qui a réalisé du 9 au 16 février 2011 une enquête sur les relations "salariés-employeurs" auprès d’un panel de 1 000 collaborateurs représentatifs de la population active occupée, ils ne sont plus "que" 78 % à se déclarer "assez satisfaits" ou "très satisfaits" de leur emploi actuel, contre 81% en mars 2009. Et les écarts se creusent entre ceux qui semblent tirer leur épingle du jeu et ceux qui se sentent laissés pour compte. Un exemple : 82 % des salariés des catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) sont contents de leur sort, de même que 83% des managers et 80 % des collaborateurs de PME de moins de 500 salariés. Mais cette proportion passe à 25% dans les catégories sociales les plus modestes (CSP-) et à 36% parmi ceux qui ont plus de trente ans d’ancienneté. Pour tous, les doléances vis-à-vis des entreprises tiennent essentiellement à la fameuse panne de l’ascenseur social. Ainsi, s’ils sont majoritairement satisfaits des relations qu’ils entretiennent avec leurs collègues ou leurs hiérarchies et de la possibilité de prendre des initiatives, ils sont 53 % à se déclarer mécontents de leur rémunération. "Dans un contexte où les Français estiment que les entreprises ont rétabli leurs marges, les questions de rémunération et de contreparties aux efforts demandés se posent plus que jamais", souligne Christophe Bouruet, directeur de clientèle de BVA Opinion.
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