Vous seriez, selon un sondage effectué par l’institut Opinionway pour BFM Business un tout petit peu plus de 3 Franciliens sur 4 (76%) à considérer dans votre grande sagesse qu’il faut privilégier les transports en commun (métro, tramways, bus, trains de banlieue, etc.).
Avec un grand sens de l’adaptation, 14% d’entre nous accorderaient déjà leur préférence à ce que l’on pourrait appeler la gamme des « transports alternatifs », qu’ils existent ou pas, comme le covoiturage, Vélib, Autolib, etc.).
Enfin, nous restons 9%, contre vents et marées, ou plus vraisemblablement par obligation personnelle et géographique, à continuer d’être résolument en faveur des transports routiers : voiture, 2RM, et tutti frutti.
1% des personnes interrogées sont restées scotchées sur la question et n’ont toujours pas à cette heure fourni leur réponse.
Sur cette question, comme sur bien d’autres, le Francilien est précautionneux et limite chichiteux. Ce qui lui importe en premier lieu pour ses transports en commun est, par ordre d’importance, l’amélioration de la ponctualité (pour 49%), de la sécurité (pour 44%), et celle du prix (pour 35%). Vous avez certainement remarqué que, comme la somme des choix dépassent 100%, il était possible aux personnes interrogées d’indiquer plusieurs choix.
Parmi les grandes questions prioritaires qui taraudent le Francilien, l’amélioration des transports ne vient qu’en 5e position avec 31%, loin derrière l’emploi (60%), le pouvoir d’achat (39%), la sécurité (37%), et la protection sociale (35%).
La question des transports (par fatalisme ou timidité ?) ne vient qu’à égalité avec la protection de l’environnement (là, il s’agit peut-être de désespoir !), mais loin devant la baisse de la fiscalité locale (17%) ou la maîtrise de l’immigration (13%).
Le profond pessimisme du Francilien n’est plus à démontrer : il ne voit pas encore, en 2011, la sortie de crise. 33% pensent que la situation économique se dégradera dans la région, 44% qu’elle va rester stable, et 19% qu’elle va s’améliorer.
La bizarrerie de sa réflexion réside dans le fait que le Francilien, si pessimiste dans la généralité, devient, non pas guilleret quand même, mais en tout cas plus optimiste dès lors qu’il considère sa situation personnelle. Pour 24%, celle-ci s’améliorera en 2011, 57% considèrent qu’elle demeurera stable. Heureusement la logique pousse 17% d’entre nous à maussadement considérer qu’elle ne pourra que se dégrader.
Avec de tels éléments de réponse, peut-on vraiment considérer que ce sondage a été réalisé par téléphone du 22 au 28 décembre 2010, auprès d’un échantillon de 1 002 personnes, et selon la méthode des quotas ?
André Balbo
sources : BFM Business, Opinionway, Le Parisien

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