Nicolas Palatchi et Ayann Goses dirigent ensemble depuis plus de 5 ans la Galerie Avril, spécialisée en mobilier et en objets de décoration du XXe siècle.
Pour ces deux érudits, Jean Prouvé, Charlotte Perriand et Serge Mouille se détachent assez nettement du ciel des architectes, des faiseurs et des designers de l’Après-Guerre. Par la qualité et l’ingéniosité de leurs créations d’abord, et tout simplement aussi parce que leurs meubles, comme leurs objets, sont efficaces, fonctionnels et... beaux.
Ces chefs de file, qui tenaient pourtant à échapper aux écueils de la sophistication, seraient bien étonnés de voir leurs œuvres aujourd’hui recherchées avec autant d’acharnement par un public de collectionneurs fidèles et informés.
Objets de déco, luminaires, sièges et meubles de Pierre Guariche, Pierre Paulin, André Sornay, et Mathieu Matégot font également partie des pièces favorites et régulières de la Galerie Avril.
Ayann Goses, fils d’antiquaire, anime aussi une galerie du marché Biron à Saint-Ouen. Nicolas et Valérie Palatchi avaient déjà créé avec succès à Montparnasse la boutique Atome d’antiquités contemporaines et de vintage américain (dont des juke-boxes). Pour eux, les matinées sont dorénavant toujours ébouriffantes. Pleines de surprises. Alternant la concentration quasi religieuse des ateliers de restauration à l’excitation de découvrir de belles pièces, dans le brouhaha souvent survolté des salles de ventes.
Nicolas Palatchi nous a raconté : « C’est à Saint-Germain-des-Prés que se sont concentrées les galeries consacrées à cette période, et le public de connaisseurs, très attaché à ce quartier, nous a vraiment accueilli de manière très sympa. Il arrive encore qu’un client nous fasse partager son enthousiasme pour un créateur ou pour un objet moins réputé, plus recherché… J’adore vraiment ce métier où notre curiosité sans cesse se muscle, s’aiguise ! Nous sommes des passionnés, et nous disposons maintenant d’un bon réseau pour dénicher le meuble, l’objet exceptionnel ou simplement plus rare. Parfois il nous arrive, aussi souvent à l’un qu’à l’autre d’ailleurs, de regretter qu’une pièce se vende, à notre idée, un peu trop vite, une pièce avec laquelle on aurait aimé se familiariser davantage en la gardant un petit peu plus longtemps. »
Et les prix ? « C’est vraiment très difficile à dire. Selon le modèle, la rareté et l’état des pièces, les prix peuvent parfois atteindre des sommes… conséquentes, ou au contraire rester particulièrement raisonnables. »
Galerie Avril. 13, rue Guénégaud 75006 Paris. contact@galerieavril.com ; www.galerieavril.com. De 14 à 19h sauf dimanche et lundi.
À bientôt,
André Balbo
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