Les galeries commerçantes, souvent appelées passages, sont recouvertes de verrières. Paris en comptera 140 qui connaîtront un grand succès au XIXe siècle. Un certain nombre sont aux environs immédiats des Grands Boulevards.
La galerie Colbert sera bâtie en 1826 et cherchera, en la copiant, à obtenir un succès comparable à celui de la galerie Vivienne. Elle est située sur l’emplacement de l’ancien l’hôtel Colbert.
À son ouverture, on la dit « la plus belle parmi les différents passages construits récemment ». Pourtant, malgré son élégance et sa modernité architecturale, elle restera toujours très en deça de sa rivale. Elle frisera même la démolition mais sera heureusement réinscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1974.
Dans les années 1980, elle est restaurée sans toutefois que soient reconstituées à l’identique la rotonde et les verrières, remplacées par des matériaux modernes.
La galerie, bordée de demi-colonnes en faux marbre, est ornée de motifs polychromes. La peinture visible au-dessus du porche d’entrée représente Colbert favorisant le Commerce.
La boutique Colbert propose cartes postales, affiches et livres édités par la "BN" à partir de ses collections. Le département des Arts du spectacle y expose des maquettes et des costumes et le musée Charles Cros rassemble les collections de la Phonothèque Nationale.
Pas de commerces en dehors de la brasserie Le Colbert entièrement restaurée. Un passage aménagé la relie à la galerie Vivienne, prolongement devenu naturel de la galerie Colbert.
La Galerie Vivienne est construite en 1823 selon les plans de l’architecte François Jean Delannoy. Celui-ci imagine un décor de style pompéien néo-classique surmonté d’une élégante verrière. Sols et murs sont agrémentés de mosaïques, de peintures et de sculptures glorifiant le commerce.
Dès son inauguration en 1826, la galerie Vivienne tire avantage de son emplacement exceptionnel. Elle attire de nombreux visiteurs par ses élégantes ou gourmandes boutiques : tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, libraire, mercier, confiseur, marchand d’estampes ...
Située entre le Palais Royal, la Bourse et les Grands Boulevards, la Galerie Vivienne connaîtra un immense succès jusqu’à la fin du Second Empire, quand la révolution haussmannienne bouleversera la géographie du commerce parisien.
Vidocq vécut ici, au numéro 13 que souligne un escalier monumental.
Depuis 1970, la galerie est redevenue très en vogue. Boutiques de mode, de décoration, défilés de haute couture, et ce renouveau doit énormément à l’installation de Jean-Paul Gaultier et de Yuki Torii en 1986.
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