Ne vous a-t-on jamais dit d’accomplir vos rêves les plus audacieux ? Ne pas laisser le temps vous prendre dans sa course folle, agir pour accomplir. Nous y voici. Je ne vais pas minauder, chers nouveaux lecteurs ; je ne vous dirai que ces quelques mots, en tentant de ne pas vous gonfler dès le premier billet.
J’avais démarré l’aventure du blog dans le Marais il y a quelques années avant de sauter dans l’Eurostar (obligation professionnelle) et de passer quelque deux années outre-Manche ; me voilà de retour, des souvenirs plein la tête, à la re-découverte du Marais, qui a certes bien changé, mais continue de me faire son grand sourire salutaire. Pour le bien de mes dix doigts et mon agitation créative qui bouillonne rien qu’à l’idée de descendre dans la rue, de saisir quelques clichés et vous livrer mes plus belles trouvailles.
La curiosité est mon plus vilain défaut. Mes ami(e)s vous auraient spontanément cité d’autres épithètes qui me siéent probablement à merveille, mais je les garde pour moi, en tout impunité - je suis sûre que vous comprendrez. Je parcours mon quartier avec délectation, à l’affût d’une bonne note qui relèvera les lourds nuages bas de l’hiver et je fais la danse du soleil en attendant que l’été pointe son nez. Je vis sur cette petite Terre tranquille depuis des années où je batifole, les yeux écarquillés devant des délices qui naissent tous les jours. Dans ce marais où le courant si fort ne laisse jamais les eaux stagner, et où poussent des modes, des tendances et des envies aux couleurs acidulées.
Ma passion est venue supplanter toutes les autres choses que j’ai accomplies dans ma vie jusque-là. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous la faire partager au gré de nos envies, perchée dans le Haut-Marais, dévalant la pente de la rue Vieille du Temple, en passant par les ruelles étroites amassant toutes les communautés (Juive, homo, bobo, boho ; ô ô) pour finir dans les eaux troubles de la Seine (côté rive droite j’entends).
Un ami cher m’a dit il y a peu de temps, alors qu’un crachin nous décorait de sa pluie fine : « Paris se meurt ». Allons donc voir où Paris est encore vivant et s’il n’y a pas moyen de ranimer un peu les âmes dévergondées.
Il me reste à vous souhaiter la bienvenue, dans mon monde de l’Art, de l’Ecriture, de la Mode, des Goûts aigre-doux. Autant de lettres majuscules majestueuses suspendues en haut de mes cahiers de note qui s’accumulent sur ma bibliothèque ou sur des bouts de papier amassés dans mon cabas. Idées, curiosité.
Bienvenus dans mon monde.
La fille du Marais.
P.S. : Je suis très prolixe, alors pour ceux que ça ennuie, n’hésitez pas à me le signaler. Je suis toute ouïe.

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