Réglons tout d’abord une ânerie qui se colporte depuis bien plus que 2 siècles. Il est plus que douteux que notre frivole reine Marie-Antoinette, apprenant que la révolte grondait à Paris car le pain venait à manquer, ait prononcé la célèbre phrase : « Mais qu’ils mangent de la brioche ! ». Citation apocryphe donc. En revanche, on la trouve bien dans les Confessions, de Jean-Jacques Rousseau, publiées en 1778 : « Enfin, je me rappelai le pis-aller d’une grande princesse à qui l’on disait que les paysans n’avaient pas de pain, et qui répondit : Qu’ils mangent de la brioche. J’achetai de la brioche. »
Mais revenons à Paris. Dès 1790, un arrêté préfectoral réglemente les congés annuels des boulangers afin que l’approvisionnement en pain de la capitale soit assuré tout l’été.
Concrètement, en partenariat avec la chambre interprofessionnelle, la préfecture de police répertorie toutes les boulangeries de Paris rue par rue. Elles sont ensuite divisées en deux groupes : celles qui doivent ouvrir en juillet, et celles qui ouvriront en août. Et l’année suivante il y aura alternance.
Évidemment, là encore, la pensée maozedong sera respectée. L’autorité saura être ferme sur le principe et souple dans ses applications. Les professionnels qui le souhaitent peuvent demander, et mieux obtenir, une dérogation… ou ne pas poser de vacances du tout.
André Balbo
Sources : Le Parisien, Wikipédia

envoyer par mail
Imprimer la page