Le Grand Paris 
4 mai 2011

Grand Paris : entrée en lice d’Anne Hidalgo... et de Frédéric Mitterrand

 



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Anne Hidalgo (PS), première adjointe et dauphine annoncée de Bertrand Delanoë, et Christophe Girard, adjoint chargé de la Culture, ont tous les deux montré qu’ils avaient du tempérament en quittant une réunion sur le Grand Paris en claquant la porte au bout d’une demie heure !

Cette réunion se tenait au Cabaret Sauvage du parc de la Villette, et elle avait été organisée par la préfecture d’Île-de-France, en présence de Frédéric Mitterrand et de Christian Blanc.

Anne Hidalgo a déploré que cette réunion n’aille pas plus en profondeur, et elle a demandé qu’une véritable concertation soit mise en place et que la commune soit associée à 100% au projet.

Le protocole de la République n’a pas été respecté par les organisateurs de la réunion. En effet, la parole n’a été donné à Madame Hidalgo qu’après que Christian Blanc et Frédéric Mitterrand aient fait chacun leur discours.

La norme voudrait que ce soit l’élu(e) de la ville d’accueil qui prenne en premier la parole et ouvre la séance. « Nous regrettons que la tradition républicaine n’ait pas été respectée, indique un membre du cabinet d’Anne Hidalgo. S’il s’agissait de Bordeaux avec Alain Juppé, de Nice avec Christian Estrosi ou de Marseille avec Jean-Claude Gaudin, ça aurait été organisé autrement. »

« Nous avons juste une toute petite légitimité confiée par le suffrage universel, nous aurions aimé être associés en amont à une réunion organisée à grand renfort de ministres » a déclaré Anne Hidalgo, accusant Daniel Canepa, préfet de la région, de « perturber le fonctionnement normal de nos institutions et de la démocratie » et de « faire la campagne régionale » de Valérie Pécresse, tête de liste UMP.

Comme elle avait dit du projet du Grand Paris « qu’il ne parle que d’un réseau de transport », Christian Blanc, répondit : « A partir de ce discours fondateur du président de la République, le 29 avril, par je ne sais trop quelle baguette magique maléfique nous aurions transformé cette grande ambition en un métro automatique à grande capacité... il n’en est rien (…) il fallait mettre en place les fondamentaux (et c’est à partir de cela que) les architectes vont pouvoir faire émerger l’urbanisme ».

« C’est un projet efficace, qui introduit la notion d’urgence dans un monde qui va vite et qui est totalement démocratique » a dit M. Blanc.

Frédéric Mitterrand y décèle lui les « retrouvailles d’un urbanisme à visage humain et de la pensée architecturale, c’est-à-dire de la politique et de la culture ».

Nicolas Sarkozy et Frédéric Mitterrand installeront bientôt au palais de Tokyo les 10 équipes d’architectes retenues pour constituer l’Atelier international du Grand Paris.

À bientôt,

André Balbo


derniere modification: vendredi 4 mai 2011, par André Balbo