Le projet de loi sur le « Grand Paris » a été définitivement adopté par le Parlement, lors d’un dernier vote du Sénat. Place maintenant au débat public, aussi bien pour le projet gouvernemental de grande boucle que pour celui d’Arc Express, porté par la région Ile-de-France et le Stif.
C’est d’ailleurs le principal compromis trouvé en commission mixte paritaire la semaine dernière : après avoir été retiré par les sénateurs, le projet régional de rocade par métro automatique a été réintroduit à l’initiative des députés.
Selon le projet de Christian Blanc, le texte prévoit la réalisation d’une double boucle de métro de 130 km pour relier, avec une quarantaine de gares, 9 « territoires de projet » : Plaine-Commune, Roissy, Orly, Saclay, la Défense, Champs-sur-Marne, Évry, Seine-Oise et Montfermeil-Clichy-sous-Bois.
Les consultations vont donc démarrer dans un délai de 4 mois, vraisemblablement en septembre, selon le secrétaire d’Etat au Développement de la région capitale.
Mais le Grand Paris ne se résume pas aux seuls transports : « Nous allons ouvrir un chantier clé, celui du Code de l’urbanisme. Il y a urgence à revoir certaines règles normatives et prescriptives.
En matière d’habitat, l’objectif est la construction de 70 000 logements par an, le double d’aujourd’hui. Et comme nous allons vers des villes plus compactes qu’étalées, que les modes de vie changent, il faut de la souplesse accompagnée d’une rupture avec les systèmes de zones étanches (bureaux, commerces, logements, activités).
Tout cela sera expérimental et accompagné d’une véritable préoccupation environnementale », a souligné Bernard Lemoine, président de l’Atelier international du Grand Paris.
André Balbo
Source : Challenges

envoyer par mail
Imprimer la page