L’accès de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) a été dégagé vers 9h, ce vendredi 22 octobre, par la préfecture, malgré un "cordon citoyen" d’environ 80 personnes, - habitants du quartier ou militants d’autres corporations-, qui tentait d’empêcher l’intervention.
Le site Total de Grandpuits fournit 70% du carburant en Ile de France et les aéroports.
La raffinerie a été réquisitionnée par les pouvoirs publics tôt vendredi matin "au nom des intérêts de la défense nationale". "Ce n’est pas la raffinerie qui est réquisitionnée, c’est le stock de dépôt", a précisé le ministre de l’Energie Jean-Louis Borloo sur RMC ce matin.
Cette intervention renforce la colère des grévistes
Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe Total, a dénoncé vendredi "les rafles sur l’exercice du droit de grève", en faisant allusion aux "heures de Pétain", après l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer l’accès à la raffinerie de Grandpuits.
"Du temps de Pétain, nous connaissions les rafles ; sous l’ère de Nicolas Sarkozy, nous connaissons la rafle de nos acquis sociaux, la rafle du droit syndical puisque par cette réquisition, il entrave les salariés dans leur exercice du droit de grève", s’est emporté Charles Foulard sur France Info.
Du côté de la loi, il est prévu que "en cas d’urgence, lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige", le préfet peut "réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire au fonctionnement de ce service".
"Nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes pas en état de siège, le code Défense ne s’applique pas dans ce cas-là", a dénoncé Franck Manchon, délégué syndical CGT.
Source : Le Figaro, France Info

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