Dans un communiqué officiel, la direction d’Air France-KLM, première compagnie aérienne européenne en termes de chiffre d’affaires détenue à 15% par l’Etat, a garanti hier pouvoir « assurer au moins 85% de ses vols » pour lundi 31 octobre.
Dans le même document, le groupe se félicitait d’avoir assuré hier dimanche « 88% des vols prévus ». Ce discours est à l’opposé de celui des syndicats à l’origine de la grève des personnels de cabine qui, comme Sud Aérien affirme que le mouvement s’est même renforcé » dimanche.
Cette grève débutée samedi 29 octobre et qui doit se dérouler jusqu’à mercredi 2 novembre tombe en pleines vacances de la Toussaint, ce qui a provoqué le mécontentement des usagers, et des commentaires assez forts de la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet sur Europe 1. D’après elle, « le droit de grève est un droit constitutionnel mais le week-end où les familles se réunissent parce que c’est la Toussaint, ce n’est pas le meilleur moment, et ce n’est pas le meilleur moyen de rendre un mouvement sympathique ».
De son côté, Xavier Bertrand, le ministre du travail, a soufflé le chaud et le froid sur France 5 : « Il faut que la direction et le personnel se parlent et trouvent une solution, c’est le dialogue social en premier », disait-il, avant de poursuivre en agitant la menace du service minimum dans les transports aériens qui pourrait devenir un argument des prochaines présidentielles.
Six syndicats d’hôtesses et stewards - dont deux représentatifs, l’Unsa (22%) et FO-SNPNC (21%), et quatre non-représentatifs, CGT (10%), CFTC (8%), SUD (6%) et CFDT (4%) - sont à l’origine de cet appel à la grève.

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