Ce mercredi 2 novembre, date du dernier jour de mobilisation des hôtesses et stewards d’Air France contre les réductions d’effectifs, le trafic aérien devrait être assuré à 92% selon un communiqué de la compagnie. Hier, 91% de son programme de vols avait été réalisé en France, réduisant l’impact des grévistes à peau de chagrin.
La raison n’est pas en effet que la grève initiée par six syndicats ne fut pas suivie par le PNC (Personnel Navigant Commercial) de la compagnie. Stéphane Chausson de l’Unsa, a estimé le taux de grévistes mardi à 50%, ce qui fait environ 7500 grévistes.
D’après les aveux de Fatiha Aggoune-Schneider, présidente du SNPNC-FO, la raison de la constance du trafic durant la grève est à chercher du côté de la direction d’Air France-KLM. Celle-ci « s’est super bien organisée. Ca nous servira de leçon pour la prochaine fois », a-t-elle déclaré à l’AFP. C’est ce qui s’appelle un baptême de l’air réussi pour le nouveau patron d’Air France, Alexandre de Juniac, tout juste débarqué dans sa nouvelle position.
Afin de diminuer les effets de la grève sur la tenue des vols, Air France avait limité le nombre de passagers dans ses avions en fonction du nombre de PNC disponibles, avait fait appel à des compagnies partenaires et avait même pu compter sur la contribution de 200 de ses cadres. Il faut également noter que le syndicat majoritaire des PNC, L’Unac (CFE-CGC) ne s’était pas associé à la grève.

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