Le gouvernement français avait commandé au total quelque 94 millions de doses de vaccins, dont 28 à Sanofi Pasteur, branche vaccins de Sanofi-Aventis, 50 à Glaxo-Smith-Kline (GSK) et 16 à Novartis.
Roselyne Bachelot en a annulé 2 auprès de Sanofi-Aventis, 7 auprès de Novartis, et GSK en a livré 32 millions de moins.
Les laboratoires pharmaceutiques ont demandé à être indemnisés de ce manque à gagner. Jacques Berger, directeur délégué de Sanofi Pasteur, a indiqué devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale que son groupe recevrait « une indemnité correspondant à 16% de la valeur des commandes annulées, soit 2M€ ».
Chez Novartis, Alexandre Sudarskis, DG de Novartis, a confirmé un accord lui octroyant également 16% des commandes annulées, soit 10,5M€.
Mais GSK demande... 233M€, les 2/3 de la commande initiale, s’appuyant pour justifier sa requête sur des accords signés dans d’autres pays. Poursuite des négociations…
Si la décision prenait finalement en compte, comme pour ses concurrents, une indemnité de 16% de la valeur de la commande annulée, le montant chuterait à de 35,8M€.
Au total, la facture pour l’Etat français s’établirait dans une fourchette comprise entre 48,3 et 245,5M€.
André Balbo
Sources : Journal des Finances, Le Figaro

envoyer par mail
Imprimer la page