Grippe A 
18 mars 2010

Grippe A : le "Ras-la-blouse" des élèves infirmières

 



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C’est tellement plus confortable d’arnaquer et d’exploiter les petits ! Des étudiantes infirmières se plaignent de ne pas avoir été rémunérées à hauteur des heures qu’elles ont effectuées pour leur réquisition dans la campagne de vaccination de la grippe A.

Laëtitia, Fanny, Charline et Marine, étudiantes en 3e année de soins infirmiers à Beaumont-sur-Oise, sont « révoltées » ! Réquisitionnées lors de la campagne de vaccination contre la grippe A, de mi-novembre à fin janvier, ces quatre jeunes femmes ont été affectées au centre de vaccination de Persan.

« Nous devons donc être rémunérées à hauteur des heures que nous avons effectuées, affirme Laëtitia. En novembre, j’ai travaillé un après-midi pendant 5 heures, et en décembre, j’ai travaillé 25 heures. Or, nous venons d’apprendre que nous ne serons payées que pour les heures réalisées le week-end et celles après 18h en semaine. Mais qu’est-ce qu’on fait quand on a réalisé des vacations en pleine semaine, sur notre temps libre, comme moi ? »

Une circulaire du ministère de la Santé, du 21 août 2009, précise que « pendant leur stage en centres de vaccination, les étudiants en soins infirmiers ne percevront aucune indemnité supplémentaire. Lorsqu’ils interviendront en dehors de leur temps de stage, ils percevront une indemnité spécifique de 15€ l’heure, sur présentation des états de service établis par le préfet. » La rémunération des étudiants se fait donc au niveau du département.

« Pour notre part, nous n’étions ni en stage, ni en cours obligatoire. Nous avions juste des cours facultatifs, donc on ne comprend pas pourquoi on refuse de nous payer ces heures-là. 15€ l’heure, ce n’est pas négligeable pour un étudiant », insiste Laëtitia.

Pour le moment, seules Charline et Marine ont reçu une contrepartie financière. « Pour une vacation de 4 heures, de 14h30 à 18h30 un mercredi en novembre, on a été payées 9,90€ net, car ils n’ont comptabilisé notre travail qu’à partir de 18h. Pour eux, on a travaillé que 30 minutes ! » s’insurge Marine.

Autre motif de révolte : les temps d’attente pour la rémunération : « On est quand même en mars. Nous avons terminé de vacciner en janvier, et je n’ai rien perçu jusqu’à présent », dénonce Laëtitia.

Les 4 étudiantes de Beaumont-sur-Oise seraient loin d’être les seules dans cette situation. La directrice d’une école de soins infirmiers du Val-d’Oise confirme « que plusieurs de ses étudiants sont effectivement en colère ». « Ils ont l’impression qu’on s’est servi d’eux quand il y avait besoin et qu’ensuite on les a laissés de côté, confie-t-elle. Beaucoup d’entre eux n’ont toujours rien reçu en termes de rémunération. Or, une note indiquait que tout allait être fait pour que la plupart d’entre eux soient indemnisés fin décembre… »

Joints à de nombreuses reprises à ce sujet depuis plusieurs jours, les services de la préfecture n’ont pas donné suite à nos appels.

André Balbo

Source : Le Parisien


derniere modification: jeudi 18 mars 2010, par André Balbo