Dans le XIIIe, au MK2 Bibliothèque (qui est mon multiplexe préféré !), une grève des agents d’accueil a entraîné la fermeture pure et simple des salles. Les salariés sont demandeurs d’une prime exceptionnelle de 150€, en compensation des efforts particuliers consentis lors de la diffusion d’ « Avatar ».
Au Ciné Cité des Halles (rappelons-le premier multiplexe d’Europe en termes de fréquentation) et à l’Orient-Express, des séances ont été annulées. Cette fois à l’initiative des projectionnistes du réseau UGC, qui protestent contre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), sur lequel le CE a donné un avis négatif. Ce plan annonce la suppression de 95 des 215 postes que compte le réseau en France. À l’origine, le passage dans les salles UGC du 35mm au numérique, sans lequel les projections en 3D seraient impossibles...
En Seine-Saint-Denis, notamment à Noisy-le-Grand, d’autres multiplexes UGC ont été touchés par ce mouvement les 10 et 11 juillet.
Au total, moins de 10 salles ont été touchées sur la quarantaine de salles UGC de l’Hexagone, mais la menace d’un mouvement plus large est bien réelle. Selon la CFDT, « 4 salles sont en grève continue depuis le 10 juillet, et 14 devraient être touchées à des degrés divers ».
Pour la Direction, seule une dizaine de grévistes auraient été recensés, sur 190 projectionnistes au travail en soirée le 10 juillet, et « 6 à 7 salles de cinéma » auraient été concernées par ce mouvement de grève, qui a été « le plus suivi à Nantes ».
Les syndicats estiment qu’UGC « veut supprimer le métier de projectionniste ». Ils réclament « 20 suppressions de postes en moins ». Ils citent un résultat net de 25M€ de résultat net, estimant qu’UGC se porte particulièrement bien et jugent ce PSE « injustifié ». Ce résultat serait démenti par la direction, qui n’avance toutefois aucun chiffre.
Selon UGC, le passage au numérique va entraîner une « mutation profonde du métier mais pas sa disparition ». Il représente un investissement de 80 000€ par unité de projection, soit 32M€ au total pour leur réseau français.
André Balbo
Sources : Le Parisien

envoyer par mail
Imprimer la page