Du 4 mars au 4 juin 2011
À la Fondation Mona Bismarck
En partenariat avec l’Institut Courbet, la Mona Bismarck Foundation présente trente-cinq toiles et quatorze dessins du maître du réalisme ainsi qu’une sélection d’œuvres de ceux qu’il a inspirés.
« Le beau est dans la nature, et se rencontre dans la réalité sous les formes les plus diverses. Dès qu’on l’y trouve, il appartient à l’art, ou plutôt à l’artiste qui sait l’y voir. » Ainsi s’exprimait Courbet le jour de noël 1861 devant l’auditoire de jeunes artistes de son atelier éphémère de la rue Notre-Dame-des-Champs à Paris.
Gustave Courbet, en rupture avec tous les académismes de son époque, propose un nouveau regard sur la nature et les êtres, pris sur le vif, un regard socialement libre.
Quand à trente ans, en 1849, au seuil du succès, Courbet affirmait son indépendance face à la société, en clamant qu’il fallait « encanailler l’art », il se justifiait en ajoutant qu’il y avait trop longtemps que les peintres, ses contemporains, faisaient « de l’art bon genre à la pommade [...] de l’art à idée ». Saisi d’enthousiasme pour le réel, il affirmera bientôt : « [ Je suis] l’élève de la nature [...] je n’ai eu que moi-même pour maître ».
Rien que pour de telles phrases, on court voir l’exposition !
Du mardi au samedi de 12h à 18h30. Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés.
Entrée libre
Détail de La Loue à Scey-en-Varais, vers 1860-1865, huile sur toile, 67 x 80 cm. © Institut Gustave Courbet

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