Une fois de plus je vais passer pour un râleur. Bon, tant pis ! Ou pire, pour une mouche du coche ? Pourquoi pas !
La Ville de Paris vient de faire passer à la presse un communiqué qui laisse rêveur. Jugez-en. "En 2005, lorsque la loi a renforcé l’obligation légale pour l’employeur d’embaucher 6% de personnes en situation de handicap, leur taux d’emploi à la Ville était de 2,6%".
Ce taux se situe en moyenne à "4% dans les collectivités territoriales". Des noms ! Quelles sont les pires ?
La municipalité a acheté pour l’équivalent de 2,5M(e) en 2010 aux établissements de service et d’aide par le travail, des structures qui emploient des personnes en situation de handicap.
La belle affaire ! Et cela à plus d’un titre... Tout d’abord comment peut-on croire un seul instant qu’il existerait un équivalent monnayable à la sensation d’être mieux intégrer parce que l’on exerce une activité rémunérée malgré son handicap ? Les associations spécialisées devraient illico presto l’expliciter aux responsables de la Ville de Paris. Et ne pas les lâcher sur le sujet.
Deuzio, une fois de plus nous sommes en présence d’un quota fixé dans le cadre d’une loi d’application nationale, sans que soit prise en compte réellement la disproportion flagrante entre Paris employeur et les autres entités soumises aux mêmes contraintes qu’imposent a minima une loi de la République.
Comme sur d’autres sujets, par exemple les 20% de logements sociaux que demande la loi SRU, notre valeureuse équipe municipale, dont nous encensons bien volontiers les réussites dans d’autres domaines, devrait d’une part faire preuve ici, par pudeur, de moins de triomphalisme, et d’autre part réfléchir toute seule, comme une grande, au quota qui lui paraîtrait juste de s’appliquer pour que sa part, dans l’intégration des handicapés à la vie de la Ville, soit remplie à la mesure de son volontarisme social et de ses dimensions.
André Balbo
sources : Ville de Paris, Le Parisien

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