Et non ! Si le travail de l’accessibilité des lignes de bus aux handicapés a commencé, il est bien loin d’être terminé ! C’est ce que reconnaissaient hier les représentants de la RATP, de la Ville et de la Région. Ils entendaient promouvoir l’accessibilité de 60 lignes parisiennes de bus.
78% des points d’arrêts parisiens seraient aménagés, soit 1845 sur 2373, ce qui représente au moins 70% sur chaque ligne. Pour parvenir à ce résultat, il a fallu effectuer des marquages au sol, rehausser des trottoirs, déplacer des arrêts ou des arbres, adoucir des pentes.
Dans le même temps, tous les bus ont été équipés de palettes et de rampes pour fauteuils roulants. « Entre 2008 et 2009, le nombre de trajets en fauteuil a déjà augmenté de 28% dans les bus » se félicite le Stif.
Les lignes de banlieue seront accessibles en 2015 : l’ensemble du réseau bus de la RATP (soit 350 lignes) devrait ainsi devenir accessible en 5 ans. En moyenne, chaque année, 50 lignes doivent l’être.
Mais pour le métro, c’est une autre affaire ! Seule la ligne 14 et les nouvelles stations sont accessibles aux handicapés. L’aménagement du réseau souterrain reste extrêmement compliqué et coûteux… Des gares essentielles devraient être pourtant pilotes en la matière : celles qui concentrent le plus grand nombre de correspondances et accueillent le plus grand nombre de voyageurs.
Dans les RER A et B, 55 des 65 gares sont accessibles, mais les personnes en fauteuil doivent encore être accompagnées.
Progressivement, les bus sont équipés de systèmes d’annonces sonores et visuelles. La RATP expérimente ainsi l’installation d’une information sonore aux arrêts de bus.
André Balbo
Source : Le Parisien

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