En fin de mandat, et pour répondre aux critiques des membres de l’UMP qui l’accusent de matraquage fiscal, le maire de Paris Bertrand Delanoë a annoncé qu’il ne toucherait pas aux taxes locales. Pas de mauvaise surprise en perspective en cette fin d’année donc pour les Parisiens : les taxes d’habitation et foncières ne devraient pas augmenter de sitôt.
Mais la mairie de Paris a besoin d’argent dans ce contexte de crise, et doit innover. Inventer de nouvelles taxes saugrenues attirerait par trop l’attention des médias ; Bertrand Delanoë a donc donné son accord pour l’augmentation d’une taxe déjà existante et peu connue du public.
Il s’agit de la taxe de balayage. Initiée en 1873, elle compte huit tarifs en fonction des rues et de la superficie balayée notamment. L’objectif du maire et de François Dagnaud, adjoint à la propreté est de fusionner les barèmes, officiellement pour réduire les inégalités, mais avec bien sûr l’espoir de faire rentrer un peu d’argent dans les caisses.
Le vote de la taxe de balayage sera soumis la semaine prochaine lors du prochain conseil de Paris et devrait permettre, s’il est validé, de faire passer le produit de la taxe de 70 à 104 millions d’euros. Pour 80% des propriétaires riverains de la capitale, cette hausse devrait se situer aux alentours de 26 euros par an ; pour les 20% restants, il n’y aura pas de différence.

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