Elle sera comprise dans une fourchette de –5 à –10%.
Lors de la présentation de ses vœux, le maire Bernard Delanoë déclarait : « Nous avons fait le pari du service public de l’eau. Ça marche bien. Je veux que dès l’année 2011, les Parisiens aient un bénéfice de ce bon travail », et il en a chargé Anne Le Strat, son adjointe à l’eau, à l’assainissement et à la gestion des canaux, également présidente d’Eau de Paris.
Cette réduction envisagée devrait être du montant exact du rabais dépendant des résultats financiers définitifs d’Eau de Paris, « qui seront connus en mars, et du niveau de consommation d’eau ».
Selon des estimations provisoires, le CA de la régie avoisinerait les 230M€, et son bénéfice serait de l’ordre de 40M€.
Eau de Paris gère l’ensemble du circuit de l’eau, des captages jusqu’aux robinets, et est aussi garant de la qualité et de la pression. La CGE (Compagnie générale des eaux, du groupe Veolia Environnement) et la Lyonnaise des Eaux (groupe Suez) en étaient partenaires privés, à hauteur de 14%, jusqu’en 2008, puis leur participation fut acquise par la Caisse des Dépôts en vue du rachat par la mairie de Paris.
Redevenue ainsi l’objet d’une régie municipale en mai 2009 (il faudra attendre janvier 2010 pour la distribution), après avoir été gérée sous forme de société d’économie mixte (SEM) pendant 25 ans, l’eau de la capitale était déjà l’une des moins chères de France, même si les conditions d’exploitation très différentes les unes des autres ne permettent pas des comparaisons aisées, selon le ministère du Développement durable.
Selon la régie municipale, cette réforme visait à mettre un terme « à une organisation qui ne garantissait pas toute l’efficacité et toute la transparence nécessaires ».
La Ville a pris l’engagement de stabiliser le prix de l’eau potable jusqu’en 2014, « mettant ainsi fin à une hausse continue depuis près d’un quart de siècle ».
Avec cette ambition, la Ville a nommé Jean-François Collin, le 1er janvier 2011, à la tête d’Eau de Paris. Recrue de haut niveau (donc chère ?), ancien directeur de cabinet au ministère de l’Agriculture et de la Pêche, puis du ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, secrétaire général adjoint de la mairie de Paris depuis septembre 2008, il a reçu mission de « consolider la plus importante entreprise publique française dans le domaine de l’eau pour lui permettre de répondre aux nombreux enjeux techniques, sociaux, environnementaux et sanitaires d’aujourd’hui et de demain ».
Ça ne plaisante pas, et nous surveillerons d’autant plus attentivement l’évolution des factures et de la qualité de notre eau.
André Balbo
sources : developpementdurablelejournal, Ville de Paris

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