Après bien des débats, des convulsions et des envolées contre le capitalisme et les multinationales, et pour le respect du droit d’auteur, la Bibliothèque nationale de France et Microsoft ont annoncé la signature le 7 octobre d’un accord surprise visant à renforcer la visibilité de Gallica par sa présence sur la version française de Bing.
Un ensemble de 1,25 million de documents sont concernés, dont 200 000 livres tirés de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF. Ils sont aujourd’hui mal référencés, et donc quasi-introuvables à partir des moteurs. La BNF espère ainsi doubler l’audience de Gallica, qui estime (?) avoir accueilli 7 millions de visiteurs depuis le début de l’année, contre 4 millions en 2009.
Avec cet accord, c’est pour une fois Microsoft qui grille la politesse à Google en indexant ces ouvrages.
Concrètement, les internautes français pourront consulter les textes et les images de certains ouvrages libres de droits référencés dans Gallica. Cette fonctionnalité sera disponible début 2011, lors du lancement officiel de la version française de Bing, qui n’est encore disponible qu’en version beta, près de 18 mois après sa sortie aux Etats-Unis.
Cet accord, non-exclusif, qui ne dispose pas de clauses financières, a été signé pour une durée reconductible d’un an. Il devrait permettre à la BNF d’en signer de similaires, notamment avec Google.
La Bibliothèque nationale de France serait par ailleurs toujours en négociations avec Google concernant la numérisation d’une partie de son patrimoine.
En attendant, l’accord passé avec Microsoft doit permettre à Gallica d’accroître sa visibilité en ligne.
Le Monde relève qu’en 2009, « l’autre géant américain du Web avait approché l’institution française, pour un accord de numérisation de ses ouvrages, mais cela avait provoqué une polémique sur le thème du bradage du patrimoine culturel hexagonal ».
André Balbo
Sources : Le Monde, Journal du net

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