Le marquis de La Vaupalière, premier sous-lieutenant des mousquetaires du Roi, est un joueur invétéré, tandis que son épouse, Diane de Clermont d’Amboise, aime la compagnie des Philosophes.
Des achats de terrain successifs permirent la construction de leur hôtel.
En 1783, Beaumarchais lit Le Mariage de Figaro dans l’un des salons de cet hôtel.
Sous la Révolution, considéré à tort comme un bien mal acquis, son mobilier est vendu aux enchères pendant que l’hôtel est transformé en guinguette.
Plusieurs générations se succèdent et c’est en 1913 que deux soeurs héritières se divisent le site, l’une prenant ce qu’il reste de jardin, l’autre prenant l’hôtel encore sur pied, jusqu’au moment où finalement l’hôtel est cédé à une assurance.
En 1957, la Banque des Comores et de Madagascar achète la parcelle de jardin et y construit immédiatement un immeuble.
L’hôtel est cédé dès 1947 à une société d’assurances qui le cède aussitôt à l’Union des assurances de Paris.
L’adresse devient le 23 avenue Matignon.
De fil en aiguille, de rachat en rachat, la Banque des Comores et de Madagascar tombe aux mains de la Soficam, banque du Groupe Drouot, rachetée en 1982 par les Mutuelles Unies, devenues AXA en 1985.
À partir de 1979, le Figaro y trouve logis. Claude Bébéar, président d’AXA, décide en 1995, d’y ’installer le siège de la société.
L’architecte Ricardo Bofill crée une structure de métal et de verre permettant de réunir l’hôtel et les immeubles environnants.
Une restauration complète a eu lieu afin de redonner vie aux décors de l’époque.

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