S’astreindre, année après année, à tenter de déceler de l’humour dans les citations de nos hommes politiques est un véritable sacerdoce. Nous remercions les courageux spéléologues qui ont bien voulu s’y plier pour la 8e année consécutive : le président Bernard de la Villardière, qui remettra les prix, la directrice Isabelle Bourdet, et Jean Miot (ancien PDG de l’AFP) qui a présidé le jury composé d’humoristes, dont Laurent Gerra, Pierre Douglas, et de journalistes d’horizons divers dont Olivier Galzi, Gérard Leclerc, Anita Hausser, André Bercoff, Dominique de Montvalon, et Thierry Guerrier.
Le Prix Press club 2010 de la phrase politique la plus drôle de l’année (volontaire ou involontaire) a été décerné à Eva Joly, députée Europe-Ecologie, et ancienne juge d’instruction dans l’affaire Elf, pour avoir déclaré : « Je connais bien Dominique Strauss-Kahn ; je l’ai mis en examen ».
Le Prix spécial du jury a été décerné à Georges Frêche, président du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, pour son analyse politique stratégique : « Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne pour les cons ».
Le Prix des internautes est remporté par Frédéric Mitterrand pour sa remarque : « Quand on m’appelle Monsieur le Ministre, j’ai toujours l’impression que Jack Lang va surgir derrière moi ! ».
Le jury du Press club a attribué deux Prix d’Encouragement. À Lionel Luca, député des Alpes-Maritimes, pour sa maxime : « Il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche pour dire des conneries ». Et à Claude Goasguen, député-maire parisien UMP du XVIe, avec « Une chose est sûre : ce ne sont pas nos suppléants qui vont nous pousser à nous faire vacciner contre la grippe A ».
En revanche, deux grands favoris n’ont pas été retenus, Patrick Balkany pour : « Je suis l’homme le plus honnête du monde », ni Rachida Dati pour sa citation : « Je n’ai jamais cherché à attirer l’attention des médias ».
Ayons une pensée émue pour le lauréat 2009, qui était le maire de Paris Bertrand Delanoë pour sa merveilleuse citation : « Le véritable changement au Parti socialiste, ce serait de gagner ».
André Balbo
Sources : Prix Press Club, Le Parisien, Zigonet

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