Santé 
2 février 2010

IVG et contraception : faiblesses et misères dans la France du XXIe siècle !

 



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Le rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) publié aujourd’hui constate que le modèle français de contraception, dominé par la pilule, connaît des « taux d’échecs préoccupants ».

En effet 4 Françaises sur 10 ont, un jour, recours à un avortement. Parmi elles, 72% sont sous contraception ! Le nombre d’IVG reste stabilisé à 200 000/an depuis la loi Veil de 1974.

L’accès à l’interruption volontaire de grossesse reste trop précaire dans certaines régions françaises.

20% des femmes n’utilisent pas ou ont difficilement accès à la contraception.

Le constat dressé par l’Igas est dramatique. Il relève 5 grandes faiblesses :

Education sexuelle à l’école. Prévue par la loi en 3 séances/an, elle reste rare. Aucun bilan de l’application de cette loi n’est dressé malgré la circulaire qui le prévoit. « En dehors des blocages de la part des enseignants ou des parents d’élèves, la difficulté est de trouver les bonnes personnes pour en parler, commente Martin Wincker, médecin spécialiste de la contraception. Il faut savoir s’adresser aux jeunes, sinon cela ne sert à rien. »

Trop d’idées reçues. Par défaut d’information. Des jeunes filles pensent ne pouvoir tomber enceintes que le 14e jour de leur cycle, d’autres qu’il ne faut se protéger qu’avant ou après les règles, etc.

Pas de gratuité pour les mineures. Si l’autorisation parentale n’est pas nécessaire à une mineure pour aller chez un médecin et obtenir une ordonnance pour la pilule, encore faut-il avoir les moyens de payer consultation et contraception. Les jeunes n’ont pas de couverture sociale autonome.

Le problème du tout pilule. La pilule est le contraceptif le plus utilisé, suivi par le stérilet, prescrit essentiellement aux mères de famille. Quant à l’implant, les femmes ne sont que 1% à le choisir. Or, bien que la pilule soit efficace, elle demande une stricte observance de prise qui ne convient pas à tout le monde. Prendre la pilule et tomber enceinte est possible si l’on est « tête en l’air ». Le stérilet ou l’implant peut comparativement être plus efficace pour certaines personnes.

Certains médecins et gynécologues décident trop rapidement le moyen de contraception, alors qu’à chaque femme, selon son profil biologique mais surtout psychologique, correspondra un moyen contraceptif plus adapté.

André Balbo

Sources : Le Monde, Le Parisien


derniere modification: mardi 2 février 2010, par André Balbo







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