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Ile-de-France. Musées et grandes expositions 2017

26 décembre 2016 par André Balbo

Voilà les meilleures idées pour 2017 de sorties culturelles hors de Paris, à Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte / Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, et Yerres.

Auvers / Oise (95)

- Château d’Auvers / Oise, rue Léry, 95430 Auvers, 01 34 48 48 48, chateau-auvers.fr. Ouvert du mardi au dimanche et les jours fériés (fermé le lundi sauf jour férié). De 10h30 à 18h (dernière entrée) d’avril à septembre. De 10h30 à 16h30 (dernière entrée) d’octobre à mars. 14,75€, 10,65€ de 6 à 18 ans, gratuit aux - de 6 ans. 2 adultes + 1 enfant de 6 à 18 ans : 36,25€ ; 2 adultes + 2 enfants de 6 à 18 ans : 43,40€. Enseignants / Étudiants / Personnes handicapées : tarifs réduits. Fermeture annuelle du 16 décembre 2013 au 17 janvier 2014 inclus.

En voiture, de la Porte Maillot ou de Clignancourt, suivre l’A86 (direction Cergy-Pontoise) puis, l’A15 (direction Cergy Pontoise). Prendre ensuite l’A115 (direction Calais), sortie Méry-sur-Oise Centre puis Château d’Auvers.
Les chiens sont interdits dans le Parc, même tenus en laisse.

+ Dans le Château d’Auvers, le parcours scénographique « Voyage au temps des Impressionnistes » pour découvrir autrement l’impressionnisme.

- Maison du Docteur Gachet, 78, rue du Docteur Gachet 95430 Auvers / Oise, 01 30 36 17 27, http://www.valdoise-tourisme.com/diffusio/fr/voir-faire/culture/auvers-sur-oise/maison-du-docteur-gachet › Expositions. Gratuit. Du 4 avril 2016 au 4 novembre 2016, ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h30 (dernière entrée à 18h).

Médecin, membre de sociétés savantes, peintre amateur et graveur, le Docteur Gachet achète une maison à Auvers/Oise en 1872. En 1890, il y accueille Vincent Van Gogh à son arrivée. C’est dans cette cour ombragée de tilleuls que se tenaient les déjeuners, autour de la table vermillon immortalisée par Vincent Van Gogh dans les portraits du Docteur Gachet.


Boulogne-Billancourt (92)

- Musée Albert Kahn, 10-14 rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt, 01 55 19 28 00, albert-kahn.hauts-de-seine.net/. Du 1er octobre au 30 avril, du mardi au dimanche de 11 à 18h. Du 1er mai au 30 septembre, du mardi au dimanche de 11h à 19h. Fermeture des jardins 20mn avant la fermeture du site. Fermeture des caisses 30mn avant la fermeture du site. Fermeture tous les lundis y compris fériés. En métro Boulogne - Pont de Saint-Cloud (terminus de la ligne 10). Bus 52, 72, 126, 160, 175, 460, 467 (arrêt Rhin et Danube). Tramway ligne T2 (arrêt Parc de Saint-Cloud puis traverser la Seine). Vélib’ : station au 15, rond-point Rhin et Danube. Pas de parking public à proximité. 4 ou 2,50€.

+ Exposition permanente "Sortez des clichés". De nombreux tirages translucides rétro-éclairés permettent de découvrir les fabuleuses couleurs des autochromes prises à travers le monde. De petits écrans présentent le monde en noir et blanc mais en mouvement, tel que montré dans les films.

Matériel photographique et cinématographique d’époque, dont des boîtes de conditionnements des autochromes, chambre photographique, appareils de visualisation des plaques, caméras et appareils de projections, guide touristique d’époque, produits chimiques et matériel servant au développement des plaques.

Caméléon © CG92 / musée Albert Kahn / Pascal Bedek / Bénédicte de Changy

Cette exposition permanente interactive permet de voyager parmi plus de 120 films et plus de 1 500 images numérisées, réunies en une centaine de diaporamas. Trois grands domaines de navigation sont proposés sur les 4 postes informatiques : une biographie illustrée d’Albert Kahn, un parcours dans les jardins du musée et un planisphère interactif (« voyager en couleurs ») – où peuvent être visionnées les images de quelques-uns des 60 pays couverts par les opérateurs d’Albert Kahn. Dans les années à venir, l’intégralité du fonds sera ainsi consultable.


Bussy-Saint-Martin (77)

- Parc culturel de Rentilly / Frac Île-de-France, le Château, 1,rue de l’Étang 77600 Bussy-Saint-Martin, parcculturelrentilly.fr, fraciledefrance.com. 01 60 35 46 72. Entrée libre et gratuite, mercredi et samedi de 14h30 à 17h30, dimanche de 10h30 à 13h, et de 14h30 à 17h30. Accès RER A - Torcy (puis 15mn à pied). Bus PEP’S ligne 21 - Rentilly. Bus 46/25/13 - Cèdre. Les samedis et dimanches, des navettes font la liaison entre la station de Torcy et le château, à partir de 14h et toutes les 30mn. Le château sera fermé du 3 au 21 août.


Chamarande (91)

- Domaine départemental de Chamarande. 38 rue du Commandant-Arnoux, Chamarande. 01 60 82 52 01. www.chamarande.essonne.fr, de 14 à 17h, sauf lundi et mardi, 12 à 17h les samedi et dimanche. Gratuit.

+ Du 18 septembre au 31 décembre 2016. Morceaux choisis de la collection du FDAC de l’Essonne. Vernissage de l’exposition le dimanche 18 septembre, à 15h. Exposition au château du 18 au 30 septembre : mercredi, 14-18h / samedi et dimanche, 13-18h ; du 1er octobre au 31 décembre : mercredi 14-17h / samedi et dimanche, 13-17h.

Corps narratifs, avec des œuvres de Marina Abramovic, Neal Beggs, Jean-Luc Blanc, Damien Cabanes, François-Xavier Courrèges, Mark Hosking, Alain Jacquet, Véronique Joumard, Karen Knorr, Rainier Lericolais, Edouard Levé, Saverio Lucariello, Dominique Mathieu, Laurent Montaron, Natacha Nisic, Cécile Paris, Mick Peter, Guillaume Pinard, Prinz Gholam, Michaël et Florian Quistrebert, Philippe Ramette, Delphine Reist, Alain Séchas, Allan Sekula, Bruno Serralongue, Beat Streuli, Claire Tabouret, Laurent Tixador, Stéphane Thidet, Agnès Varda, Régina Virserius, Isabelle Waternaux.

Des pièces qui captent et retranscrivent les évolutions de notre société, en s’attachant notamment aux problématiques du paysage et des transformations territoriales.

Des ensembles thématiques autour du sport, de l’objet table ou de la musique, témoins de la programmation du centre artistique et culturel, viennent compléter notre perception du monde contemporain.

Certes toute l’histoire de l’art, depuis les Vénus préhistoriques jusqu’aux transformations d’Orlan en passant par l’Olympia de Manet, montre combien le corps humain est un sujet essentiel ; mais, pour le FDAC, au-delà de la simple représentation du corps, l’appréhension du sujet se révèle pleinement dans la création d’histoires à comprendre ou à inventer.

Le corps est narratif, sa représentation et son évocation sont des déclencheurs pour l’imagination du regardeur. Le corps humain s’affirme comme porteur de fictions, fictions d’autant plus riches que les œuvres sont polysémiques, et que chacun en allant à leur rencontre va créer sa propre histoire, sa propre interprétation du rêve que l’artiste nous a offert par sa création.


Chantilly (60)

Oh, je sais bien que Chantilly n’est pas en Ile-de-France, mais le fait de citer cette ville si proche n’est pas dans une intention de nuire mais de mentionner des événements qui méritent de l’être...

- Musée Condé, Château de Chantilly, 60500 Oise, http://www.domainedechantilly.com, 03 44 27 31 80, ouvert 7 jours sur 7 jusqu’au 30 septembre, fermé le mardi à partir du 1er octobre ; jusqu’au 2 novembre inclus de 10 à 18h (château - musée Condé), de 10 à 20h (Parc) ; de 10 à 18h (Grandes Écuries - musée du Cheval). Du 3 novembre au 5 janvier, tlj sf le mardi 10h30 à 17h (château - musée Condé), de 10h30 à 18h (Parc) ; de 10h30 à 17h (Grandes Écuries - musée du Cheval). L’ensemble 20€ adulte, 10€ enfants (de 4 à 17 ans). Accès en voiture par A1 sortie Chantilly, ou RN 16 ou 17. En train Paris-Chantilly gare du Nord (24mn). RER D, arrêt Chantilly-Gouvieux (45mn). De la gare au château 5mn, 8€ environ.

+ Collections et appartements du musée Condé . Après le musée du Louvre, Chantilly a le 2e musée de peintures anciennes, tableaux et panneaux (avant 1850). Plus de 800 tableaux (peintures française, italienne, flamande, anglaise, etc). Nombreux objets d’art également.

Au 1er étage du château de Chantilly, les Grands Appartements d’apparat des princes de Bourbon-Condé aux boiseries blanc et or, au style rocaille, et de précieux mobiliers du XVIIIe siècle. Au rez-de-chaussée, les Petits Appartements, appartement privé du duc et de la duchesse d’Aumale, décorés et meublés selon les goûts du XIXe.

Riche bibliothèque historique.

+ Jardins et parc . Le vaste parc de 115 ha a été dessiné à la fin du XVIIe siècle par Le Nôtre pour le Grand Condé. Perspectives classiques du Grand Canal, cascade et parterres à la française, mais voir aussi le Jardin anglo-chinois du Hameau, autour de 5 maisons construites pour le prince de Condé en 1775, les fontaines de Beauvais, et le Jardin anglais avec l’île d’Amour et le temple de Vénus, parc paysager proche des Grandes Écuries, de Jean Aubert (1719-1735).

+ Musée du Cheval . Dans les formidables Grandes Écuries, ce musée a ouvert ses portes en juin 2013. Destiné à un large public, musée d’art et musée ethnologique, il rassemble sur 600m2 plus de 200 objets (dont des chevaux de carrousel de bois, véhicules hippomobiles) et œuvres d’art (notamment de Dürer, Rubens, Poussin, ou Géricault) liés au cheval et à son histoire. Spectacles de saison et animations équestres consacrées à l’art du dressage de Haute-école.

+ Du 4 septembre 2016 au 2 janvier 2017. Le Grand Condé. Le rival du Roi-Soleil ?

Louis II de Bourbon-Condé (1621-1686), connu sous le nom de Grand Condé, appartient à la légende. Sa réputation de chef de guerre auréolé de victoires, de grand seigneur frondeur puis repenti, ou de prince du sang recevant avec un faste extraordinaire son cousin Louis XIV dans son domaine de Chantilly en 1671, réception qui entraîna le fameux suicide de Vatel, n’est plus à faire.

Ce prince n’a étonnamment jamais fait l’objet d’une exposition. Pour la première fois, un grand événement sera organisé dans sa résidence la plus prestigieuse, le domaine de Chantilly.

Il s’agit ici de dépasser les images d’Épinal et d’étudier la personnalité, les représentations, les goûts et le cadre de vie d’un des plus grands princes du Grand Siècle. Conçue comme un grand diptyque, faisant d’abord la part belle à la geste du prince de Condé, à sa gloire militaire et à son image riche et diversifiée, l’exposition permettra, dans un second temps, de rentrer dans l’intimité méconnue du personnage.


Châtenay-Malabry (92)

- Maison de Chateaubriand, 87, rue de Chateaubriand, 92290 Châtenay-Malabry, 01 55 52 13 00, maison-de-chateaubriand.fr. Parc seul, gratuit, visite guidée maison 5 ou 3,50€, libre 3 ou 1,50€. Gratuit pour tous le 1er dimanche du mois.

+ Chateaubriand : de l’héritier au visionnaire. « Les genres et les règles ne sont point arbitraires ; ils sont nés de la nature même ; l’art a seulement séparé ce que la nature a confondu ; il a choisi les plus beaux traits sans s’écarter de la ressemblance du modèle » (Chateaubriand, Essai sur la littérature anglaise, 1836).

Depuis 1989, la Maison de Chateaubriand organise des expositions destinées à mieux faire connaître Chateaubriand et l’histoire de son temps, mais aussi ce qui a nourri l’écrivain, héritier du siècle des Lumières et visionnaire soucieux de l’avenir du monde.


Compiègne (60)

- Palais impérial de Compiègne. Place du Général de Gaulle, 60200 Compiègne, 03 44 38 47 00. www.musee-palaisdecompiegne.fr. Tlj sauf le mardi, de 10 à 18h (dernière admission à 17h15). Le palais est fermé les 1/01, 1/05, 25/12, ouvert les 14/07, 15/08 et 1/11. Les 24 et 31 décembre, les musées et domaine du Palais de Compiègne ferment à 17h (dernière admission 16h15). En voiture depuis Paris, 80 km, autoroute A1, sortie 9 vers Compiègne Sud, à l’entrée de Compiègne, direction Soissons ; depuis Lille, 150 km, autoroute A1, sortie 10 à Arsy. En train au départ de la Gare du Nord (de 40 mn à 1h20 selon les trains). Le palais est à 10 mn à pied de la Gare, des bus gratuits (ligne 1 ou 2, arrêt Saint Jacques) circulent du lundi au
samedi.

+ Du 30 septembre 2016 au 15 janvier 2017. Winterhalter. Portraits de cour, entre faste et élégance


Franz Xaver Winterhalter, L’impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur, 1855, Musée national du Château de Compiègne © Rmn-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Droits réservés

Dernier grand peintre de cour d’Europe, Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) naquit dans une humble famille d’un village de la Forêt noire. Il fit des études artistiques à Munich, puis fut nommé peintre de la cour de Bade. Après un voyage en Italie, il s’installe à Paris en 1834 et bâtit sa réputation au Salon en exposant des toiles de genre.

En 1837, le Décaméron rencontre un immense succès et fait de lui un peintre à la mode. Les commandes se succédent alors sans relâche. À partir de 1838, le roi Louis-Philippe lui confie l’exécution d’une série de portraits de la famille d’Orléans. On dit que c’est par l’entremise de Louise, reine des Belges, que Winterhalter fut amené à exécuter le portrait de Léopold Ier de Belgique et à travailler pour sa nièce, la reine Victoria.

Napoléon III fait également appel à lui. Winterhalter éclipse ses rivaux, devenant le portraitiste favori de l’impératrice Eugénie. Dans les années 1860, l’empereur François-Joseph d’Autriche et son épouse Élisabeth, la tsarine Maria Alexandrovna ou encore les Hohenzollern lui passèrent commande d’effigies fastueuses.

Ainsi le peintre et critique Alfred Stevens pouvait-il écrire : "Sa spécialité est de peindre les reines et les princesses du monde entier ; on dirait qu’à toute tête auguste il faut la consécration du pinceau de Winterhalter."

Bien que le portrait d’apparat soit un genre très codifié, Winterhalter sait varier et renouveler ses compositions, s’adaptant aux goûts de ses commanditaires. Son style brillant se caractérise par une grande liberté de touche, des effets de lumière raffinés et une certaine audace dans l’association des couleurs.

Ses portraits reflètent l’image que les élites européennes souhaitaient donner d’elles-mêmes, à mi-chemin entre tradition et modernité, et mêlent des références à Van Dyck, avec l’expression des modes et de la sensibilité de son temps.

Organisée avec le musée des Augustins de Fribourg-en-Brisgau et avec le Museum of Fine Arts de Houston, cette exposition bénéficie de prêts importants, notamment des collections de la reine Elisabeth II d’Angleterre et du musée national du château de Versailles. Elle retrace la carrière de Winterhalter, particulièrement ses envois au Salon et les commandes des deux maisons régnantes françaises.

La visite se poursuit par un parcours dans les collections du musée du Second Empire jusqu’au Portrait de l’impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur, monumental chef-d’œuvre de l’artiste.

Commissaires Laure Chabanne, conservatrice chargée des musées du Second Empire (peintures et objets d’art) des Musées nationaux du palais de Compiègne, et Emmanuel Starcky, directeur du Musée national du Palais de Compiègne.


Écouen (95)

- Château d’Écouen. Musée de la Renaissance, rue Jean Bullant, 95440 Écouen, 01 34 38 38 50, www.musee-renaissance.fr/. Tous les jours de 9h30 à 12h45 et de 14h à 17h15 (17h45 à partir du 16 avril). Fermé les mardis, et les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. 5 et 3,50€. Accès par l’autoroute (à 19 km de Paris) : Autoroute A1 depuis la Porte de la Chapelle
 - Suivre Roissy CDG
 - Sortie Goussainville / Cergy-Pontoise
 - Sur la Francilienne (N104)
 - Direction Cergy-Pontoise
 - Puis RD 316 (N16) en direction de Paris.

+ Les collections. Actuellement, et jusqu’à janvier 2016, des travaux de restauration sur l’aile Nord font que certaines œuvres, déposées, sont mises en réserves.



Les nombreuses autres salles du château restent accessibles au public, en particulier, les appartement du roi et de la reine, la salle des Iznik, la salle de la céramique française, et la salle des tissus.

+ XVIe et XVIIe siècles . L’un des plus prestigieux ensembles d’arts décoratifs de la période : mobiliers, céramiques, émaux, orfèvrerie, armes, verrerie, vitraux, peintures et tapisseries, dont l’exceptionnelle tenture de l’Histoire de David et Bethsabée (Peter Van Aelst, d’après Jan Van Roome).

+ Le parc et le domaine du château 

. Ouvert tous les jours (y compris le mardi) de 8 à 19h du 15 avril au 30 septembre, et de 8 à 18h en hiver. 
L’accès au parc est gratuit. Le parc est interdit aux animaux même en laisse. 
Fermé les 1er janvier et 25 décembre, et les 25 et 31 mai en raison du spectacle Leonardo, ainsi que son accès via la forêt (allée du Pré curé).

+ Du 15 juin 2016 au 30 janvier 2017. De laine et de soie : la tapisserie aux XVIe et XVIIe siècles.

La collection de tissus du musée national de la Renaissance comporte des pièces allant du début du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Elle est composée de vêtements et d’ornements liturgiques, d’accessoires de costume civils, de fragments d’étoffes, de dentelles et de tapisseries.

© RMN

Les œuvres textiles, particulièrement fragiles à la lumière et à la poussière, ne supportent pas une exposition prolongée. Pour des raisons de conservation, cette collection ne peut être présentée en permanence au public ainsi, dès l’ouverture de la salle en 1990, elle ne l’est que par roulement. Après un accrochage consacré au textile d’ameublement et à sa place primordiale dans le décor intérieur (2014), et un accrochage dédié au costume (De la tête aux pieds, 2015), le musée national de la Renaissance propose cette présentation autour de la tapisserie.

Plus qu’aucun autre art, la tapisserie est à la Renaissance, l’expression de la richesse et du pouvoir. Élément de confort, elle protège contre le froid et les courants d’air, orne les murs des résidences, mais elle est aussi un vecteur d’apparat.


Fontainebleau (77)

- Château de Fontainebleau, www.musee-chateau-fontainebleau.fr. Place du Général-de-Gaulle 77300 Fontainebleau. 01 60 71 50 70. Le château est ouvert tous les jours sauf les mardis, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. D’octobre à mars de 9h30 à 17h (dernier accès à 16h15), et d’avril à septembre de 9h30 à 18h (dernier accès à 17h15). Le musée Chinois et l’appartement du Pape sont fermés de 11h30 à 14h30, hors week-end et vacances scolaires.

Les cours et jardins sont ouverts tous les jours, de novembre à février de 9 à 17h ; en mars, avril et octobre de 9 à 18h ; de mai à septembre de 9 à 19h. Le jardin de Diane et le jardin Anglais ferment respectivement 1/2h et 1h avant les horaires indiqués. Hors période estivale le jardin Anglais peut être fermé. (01 60 71 50 70). Le parc est ouvert tous les jours, 24h/24. 11 ou 9€, mais une heure avant la fermeture, les tarifs ci-dessus sont de moitié : 5,50 ou 4,50€.

Avec ses 130 hectares de parc et jardins, Fontainebleau est le seul château royal et impérial qui fut habité sans discontinuer durant 7 siècles. Il est inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco. Actuellement, la restauration du théâtre impérial est en cours, partie de l’accord du Louvre d’Abou Dabi, financée à hauteur de 5M d’euros par l’Émirat.


Giverny (27)

Et alors ? Je sais bien que Giverny n’est pas davantage en Ile-de-France, mais tant de Parisiens voudraient ou se décident à y faire un saut d’une journée le week-end... Comment résister à la transhumance artistique de plus de 500 000 personnes à seulement 80 km de Paris ?

- La maison et les jardins de Claude Monet. Fondation Claude Monet, 84 rue Claude Monet, 27620 Giverny. 02 32 51 28 21. fondation-monet.com. La Maison et les Jardins de Claude Monet sont ouverts tous les jours du 28 mars au 1er novembre inclus, de 9h30 à 18h, dernière admission 17h30. Adultes et séniors 9,50€, moins de 7 ans gratuit, moins de 12 ans et étudiants 6€. 2e site normand après le Mont Saint-Michel avec plus de 600 000 visiteurs.

+ C’est la célèbre maison où vécût 43 ans Claude Monet (qui s’y installe en famille en 1883), et de sa grande barbe blanche. Celle où son ami Georges Clémenceau venait le visiter et lui redonner courage dans son entreprise écrasante des Nymphéas... Mais l’affluence ici est si forte aux beaux jours, que certaines parties du jardin doivent être protégés.

Un charmant jardin de fleurs d’environ un hectare, le Clos normand, est devant la maison. À l’arrière, le jardin d’eau d’inspiration japonaise, de l’autre côté de la route. Les deux jardins de Monet s’opposent et se complètent, mais la nature autour du Clos lui était tout aussi chère. Ne s’était-il pas opposé aux bucherons venus débiter de grands peupliers, dont la coupe aurait certainement changer la lumière du peintre...

Pourtant, Monet fera abattre à son arrivée les pins, en ne conservant que les deux ifs les plus proches de la maison, à la demande d’Alice. Les transformations qu’il apporte au terrain, en fait un jardin riche en perspectives, en symétries et en couleurs.

Le terrain se découpe en plates-bandes où les massifs de fleurs de différentes hauteurs créent les volumes. Les arbres fruitiers ou d’ornement dominent les rosiers grimpants, les tiges élancées des roses trémières et les masses colorées des annuelles. Monet mêle les fleurs les plus simples (pâquerettes et coquelicots) aux variétés les plus recherchées.

Son célèbre motif du pont japonais, peint certainement par Monet plus de 50 fois, est aujourd’hui en partage, et calmé, près de cette eau qui dort. À la mort de Claude Monet, en 1926, la maison et le jardin reviennent à son fils Michel. Il n’y habite pas, et c’est la belle-fille de Monet, Blanche Hoschedé, qui veille sur la propriété.

Malheureusement, après la Deuxième Guerre mondiale, le jardin et la maison sont négligés. En 1966 Michel Monet lègue la propriété à l’Académie des Beaux-Arts. Passionné par le jardinage autant que par les couleurs, il a conçu son jardin de fleurs et son jardin d’eau comme de véritables œuvres. Dans ce jardin et cette maison, une atmosphère particulière subsiste et, aux beaux jours, les jardiniers de la Fondation obtiennent de riches compositions délicates de fleurs, et l’on peut se perdre dans une profonde méditation en contemplant les nymphéas d’aujourd’hui.

- Le musée des Impressionnismes Giverny. 99, rue Claude Monet 27620 Giverny, 02 32 51 94 65. www.mdig.fr. Ouvert du fin mars à fin octobre, tous les jours de 10 à 18h (dernière admission 17h30). Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite. Gratuit le 1er dimanche de chaque mois pour tous et pour les - de 7 ans. 7€ pour adultes, ou 4,50€ (étudiants, enseignants, chômeurs).
Intéressant : billets couplés musée des Impressionnistes et Fondation Claude Monet 16,50€ adulte, 9,50€ plus de 12 ans et étudiants, 8 de 7 à 12. Gratuit aux moins de 7 ans.

+ Du 24 mars au 2 juillet 2017. Tintamarre ! Instruments de musique dans l’art (1860-1910)

Les débuts de l’impressionnisme coïncident avec l’arrivée de nouveaux instruments de musique et une présence de plus en plus forte de la musique dans le quotidien, avec l’ouverture notamment des cafés-concerts, des bals ou des opéras.

Manet, Degas, Renoir, Morisot, Whistler, Toulouse-Lautrec, Bonnard ont été à la fois témoins et acteurs de ces changements à l’ère du développement des loisirs.

Parallèlement, une rupture s’opère avec les codes de la tradition et un vent de modernité et de liberté souffle sur la musique, quand les peintres défendent cette évolution dans leurs œuvres.

Édouard Manet - Leçon de Musique (1870)

Les 60 pièces accompagnent cette présence plus marquée de la musique dans la peinture. Fanfares, cirques, cabarets, orchestres, opéras, et fêtes côtoient des scènes plus intimes et traditionnelles comme la musique au salon ou les leçons de musique. Tandis que des relations étroites s’affirment alors entre peintres et musiciens.

Le commissariat général de cette exposition, organisée avec le soutien du musée d’Orsay, est assuré par Frédéric Frank, DG du musée des impressionnismes Giverny.


L’Isle-Adam (95)

- Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq, 31 Grande-Rue, 95290 L’Isle-Adam. 01 74 56 11 23 ou 01 34 08 02 72, www.musee.ville-isle-adam.fr, du mercredi au lundi de 14 à 18h. Fermé le mardi. 3,80 ou 3,10€ (familles nombreuses, étudiants, enseignants). Gratuité pour tous le 1er dimanche du mois.

Ce musée a fermé temporairement ses portes, du 1er mars 2015 au 24 janvier 2016, pour travailler à ses archives et préparer un nouvel accrochage des collections permanentes.

+ Du 22 mai au 25 septembre 2016. Claude Viseux (1927-2008). La réalité transformée

Peintre, sculpteur et dessinateur, Viseux est un artiste inclassable. Il expérimente, détourne, transforme les matériaux et les techniques pour créer des œuvres singulières, inspirées tour à tour par le monde marin et organique, par l’Inde où il fit de nombreux voyages, mais aussi par les objets du quotidien.

L’exposition montre les nombreux aspects de son travail en exposant une soixantaine de productions très diverses : collages, peintures, assemblages, sculptures, sérigraphies…


Jouy-en-Josas (78)

- Musée de la Toile de Jouy, Château de l’Églantine. 54 rue Charles-de-Gaulle 78350 Jouy-en-Josas. 01 39 56 48 64. museedelatoiledejouy.fr, 7, 5 ou 3€. Ouvert le mardi de 14 à 18h. Du mercredi au dimanche, de 11 à 18h.
Fermé le lundi, et les 25 décembre et 1er janvier.

+ Du 2 février au 29 juillet 2016. Peindre n’est (-ce) pas teindre ?

L’exposition s’interroge sur la logique de distinction entre les termes « peindre » et « teindre ».

Peindre serait travailler la matière picturale en maniant des outils, quand teindre serait changer la couleur d’un support selon diverses techniques. Or la différence entre ces deux actions est susceptible de disparaître à la moindre petite contradiction.

De plus, l’histoire de la peinture montre que ces deux manœuvres peuvent ne former plus qu’une. Ce questionnement sans fin promet un riche travaille de création, entre peinture et tissage, invitant à nous interroger sur une dialectique jusqu’ici peu abordée et qui trouve sa place au musée de la Toile de Jouy où les toiles imprimées de motifs dessinés par des artistes du 18e siècle ne sont pas des tableaux.

Les artistes à l’origine de cette exposition d’art contemporain sont : Cécile Bart, Claire Chesnier, Richard Conte, Noël Dolla, Agnés Foiret, Maria-Hélène Guelton, Jean le Gac, Miguel-Angel Molina, Sandrine Morsillo, Antoine Perrot, Pascal Pinaud et Christophe Viart.


Meudon (92)

- Musée Rodin de Meudon. 19 avenue Auguste Rodin 92190 Meudon. 01 41 14 35 00. www.musee-rodin.fr. Ouvert les vendredi, samedi et dimanche de 13 à 18h. Dernière entrée 17h15.

Billetterie et programme www.musee-rodin.fr. Accès par le RER C (Meudon Val Fleury), puis bus 169 (arrêt Paul Bert) ; métro Mairie d’Issy (12), puis bus 190, 290, 169 (arrêt hôpital Percy). 5 ou 3€. Gratuit aux - de 26 ans de l’UE.

+ La villa des Brillants, sur les hauteurs de Meudon, est une maison de style "néo-Louis XIII", en briques et pierres et d’allure modeste, comme on dit dans la région. Auguste Rodin s’en porta acquéreur aux enchères en décembre 1895. Il en fit rapidement son atelier dans lequel il put poursuivre son œuvre.

Dès 1905, le poète Rainer Maria Rilke, secrétaire personnel de Rodin, habita sur place : « C’est une impression extrêmement forte que cette vaste halle claire où toutes ces sculptures blanches, éblouissantes semblent vous regarder derrière les hautes portes vitrées, comme la faune d’un aquarium. Une grande, une immense impression ... » (lettre de Rilke à sa femme Clara, 2 septembre 1902).

Les visiteurs découvrent à la fois l’esprit d’un atelier et l’atmosphère d’une demeure d’artiste au tournant des XIXe et XXe siècles. La rénovation de la villa, menée en 1997 à partir de photographies d’époque, a permis de reconstituer le cadre de vie et de travail du sculpteur. Le musée, construit en 1930 pour remplacer le pavillon de l’Alma et inauguré en 1948, présente de nombreux plâtres, dont ceux des œuvres monumentales de Rodin dans leurs états successifs : La Porte de l’Enfer, Les Bourgeois de Calais, les nombreuses études et figures pour Balzac, les monuments à Victor Hugo, à Puvis de Chavannes et à Whistler.

Leur importance est considérable car il s’agit du premier état de création d’une œuvre avant leur réalisation en bronze ou en marbre. Rodin faisait effectuer une série d’épreuves en plâtre de chacune des œuvres qu’il imaginait et gardait ainsi le témoignage de chaque phase de son travail. Il disposait alors de figures multiples qu’il modifiait, transformait ou assemblait à d’autres, inventant son propre langage.

- Musée d’art et d’histoire. 11 rue des Pierres 92190 Meudon. 01 46 23 87 13. Sncf Paris-Montparnasse - Versailles Rive Gauche, gares de Meudon ou de Bellevue. Ouvert toute l’année de 14 à 18h ; fermeture lundi, jours fériés, août et fin décembre. 2,50 ou 1€.


Milly-la-Forêt (91)

- Le Cyclop de Jean Tinguely. Le Bois des Pauvres 91490 Milly-la-Forêt. 01 64 98 95 18. http://www.lecyclop.com

+ Du 1er avril au 13 novembre 2016. Visites de groupes au Cyclop. Pour effectuer une réservation de groupe 01 64 98 95 18 ou association@lecyclop.com.

Les visites pour les individuels ont lieu tous les vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h30, sans réservation. Dernier départ à 17h45.

Lire aussi Le Cyclop, cet incroyable musée tapis au fond de la forêt à 1h de Paris


Noisiel (77)

- La Ferme du Buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée. Allée de la Ferme. 77448 Marne-la-Vallée cedex 2. 01 64 62 77 77. lafermedubuisson.com. Accès par le RER A, direction Marne-la-Vallée / Paris, arrêt Noisiel (à 20mn de Paris Nation) ; en voiture A4 Porte de Bercy, direction Marne-la-Vallée, sortie Noisiel-Torcy puis Noisiel-Luzard. Ouvert mercredi, samedi, dimanche de 14 à 19h30, les soirs de spectacle jusqu’à 21h et toute la semaine sue rdv. Entrée libre pour tous au Centre d’art contemporain, pour les autres activités et les réservations voir sur le site ou par téléphone de 14 à 19h du lundi au samedi. Visites guidées les samedis à 16h / visites instantanées de 20mn sur demande auprès des médiatrices / ou à 20h10 avant chaque spectacle / expo-goûters à 16h30 les 1ers mercredis du mois..

La Ferme du Buisson, ensemble représentatif de l’architecture ouvrière du XIXe siècle inscrit aux monuments historiques, est unique par sa proposition : espaces de plein air, salles de spectacles, cinémas et Centre d’art contemporain forment un centre névralgique de fabrique et de diffusion de l’art, un point de convergence entre le public et la création, donc lieu de création et de découverte. Elle secoue les idées reçues, et met la création en mouvement et en actes.

Scène nationale de Marne – La Vallée depuis 1990, la Ferme du Buisson offre l’actualité des formes et des questionnements de la création contemporaine française et internationale. Les genres et les arts (théâtre, danse, cirque, cinéma, expositions, musique) s’y mélangent, se questionnent, et s’y révèlent bien vivants.

+ Du 24 avril au 9 octobre 2016. Kapwani Kiwanga. Ujamaa

Après plusieurs expositions remarquées à l’étranger, la Ferme du Buisson consacre à Kapwani Kiwanga sa monographie la plus importante à ce jour. Mettant à profit sa formation dans le champ des sciences sociales, elle élabore des projets de recherches expérimentaux dans lesquels elle endosse le rôle de chercheur.

La méthode de Kapwani Kiwanga consiste à créer des systèmes et des protocoles qui agissent comme des filtres à travers lesquels elle observe les cultures et leurs capacités de mutation. Ses projets donnent lieu à des installations, des vidéos, des œuvres sonores ou des performances. Sa pratique interroge des notions telles que l’afro-futurisme, les luttes anticoloniales et leur mémoire, ainsi que les cultures populaires et vernaculaires.

Pour la Ferme du Buisson, elle déploie un ensemble représentatif de pièces existantes et trois importantes installations inédites. Mêlant matériaux et réflexions liés à l’économie, l’agriculture, la magie, l’anthropologie ou la muséographie, elle fait suite à ses recherches menées au Jeu de Paume et à la South London Gallery autour des systèmes de croyance, et des trajectoires pré- et post indépendance en Tanzanie.

Ce projet articule deux recherches : la première autour des pouvoirs magiques prêtés aux plantes dans des situations de résistance politique et sociale. La seconde autour du concept d’Ujamaa qui fut à l’origine du socialisme panafricain. À travers des installations organiques, des vidéos, des pièces sonores et performatives, Kapwani Kiwanga nous entraîne dans un voyage au sein de systèmes de croyances, qu’il s’agisse de pouvoirs surnaturels ou d’utopie politique.


Pantin (93)

- Galerie Thaddaeus Ropac. 69, avenue du Général Leclercq, 01 55 89 01 10. www.ropac.net. De 11 à 19h, sauf dimanche et lundi.

16 artistes de genres et de styles différents, mais chacun restant ancré dans sa culture, au passé comme au présent. Un nouveau brassage pour des artistes dispersés sur une immense étendue qui va de l’Atlantique au Pacifique, de Paris à Shanghai, en passant par Berlin, Téhéran et Moscou. Pour Norman Rosenthal : "Si la Route de la Soie telle qu’elle existait jadis n’est plus que de l’histoire ancienne, nous assistons en revanche au triomphe des nouveaux modes de communication. Et la peinture comme forme d’art continue de susciter des résonances à travers les continents."


Yan Pei-Ming. Wild Game : second way of the tigers, 2014, Oil on canvas 200 x 250.

Œuvres de Ali Banisadr, Georg Baselitz, Jean-Marc Bustamante, Jules de Balincourt, Ilya et Emilia Kabakov, Anselm Kiefer, Imi Knoebel, Marcin Maciejowski, Jason Martin, Sigmar Polke, Imran Qureshi, Arnulf Frainer, Daniel Richter, Gerhard Richter, Raqib Shaw, Yan Pei-Ming.

+ Du 21 février au 9 juillet 2016. Tony Cragg. Sculptures

Importante exposition de Tony Cragg, figure majeure de la sculpture contemporaine, avec 25 de ses nouvelles œuvres réalisées en acier, bronze, bois, fibres de verre et pierre.

Venu à la sculpture par la performance et le land-art anglais, Tony Cragg se distingue par une formidable créativité plastique. Il se définit comme “matérialiste”, dans la mesure où le cœur de sa démarche réside dans l’exploration des matériaux. Entre ses mains, les objets récupérés et les déchets industriels, empilés, entassés, amoncelés, se prêtent à des interprétations inattendues. Dans ses œuvres récentes, il crée des accumulations de strates presque géologiques.

Depuis quelques années, têtes et visages constituent des leitmotives de l’œuvre de Tony Cragg, et ses sculptures sont rythmées par un puissant mouvement de spirale. Les strates et les contorsions de la matière donnent naissance à des paysages corporels faits de pleins et de vides comme dans un jeu de positif-négatif.

L’étirement horizontal de ses formes biomorphiques rappelle les procédés employés par les futuristes italiens Umberto Boccioni et Giacomo Balla pour recréer l’impression de vitesse, tandis que l’élan vertical de ses sculptures érigées en colonnes n’est pas sans évoquer Constantin Brancusi, qui tendait lui aussi vers une simplification des formes naturelles au moyen d’un vocabulaire abstrait.

Pour sa série intitulée Early Forms et commencée à la fin des années 1980, Tony Cragg a réalisé un ensemble de sculptures uniques inspirées de récipients de toute sortes – de la gourde antique au tube à essai, en passant par le pot de confiture, et la bouteille de détergent- qu’il a déformé et étiré pour créer des formes nouvelles. Le titre de la série se réfère au fait que les récipients sont les artefacts les plus simples et les plus anciens crées par l’homme.

En termes archéologiques, ce sont des marqueurs culturels essentiels. Au cours des années 1990, Tony Cragg les fait évoluer de manière de plus en plus complexe. Dans ses sculptures les plus récentes, l’artiste prolonge le concept initial de sa série, tout en poussant l’élasticité et le mouvement de ses compositions à un point tel qu’il devient difficile de croire qu’elles soient faites en bronze. La sculpture monumentale Stroke (2014), gigantesque coup de pinceau figé, semble exemplaire de cette recherche de dynamisme menée par l’artiste.

Ses dernières sculptures se caractérisent également par une nouvelle manière de délimiter et de modeler la forme, à l’œuvre dans Hardliner (2013), Parts of Life (2014) et Parts of Life II (2015), dont les surfaces extérieures semblent avoir été découpées presque sans effort.

Tony Cragg se distingue par une quête incessante de formes inédites, mêlant les composants biomorphiques aux références technoïdes.

+ Du 13 mars au 16 juillet 2016. Wasteland. New Art from Los Angeles, curated by Shamin Momin

Edgar Arceneaux | Lisa Anne Auerbach | Math Bass | Mark Bradford | Sam Falls | Daniel Joseph Martinez | Jonathan Pylypchuk | Fay Ray | Ry Rocklen | Amanda Ross-Ho | Analia Saban | Shannon Ebner & Erika Vogt | Brenna Youngblood

Cette exposition collective se déploie au Mona Bismarck American Center à Paris et à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin. La commissaire Shamim M. Momin, présidente et directrice artistique de LAND (Los Angeles Nomadic Division) y rassemble des œuvres de ces 14 artistes comptant parmi les meilleurs de la scène artistique de Los Angeles aujourd’hui.

Un poème fondateur de la modernité, The Waste Land (Terre vaine) de T.S. Eliot, fournit le fil conducteur thématique entre les 14 artistes, tous profondément influencés par la ville de Los Angeles.

Rencontres, aussi intenses que multidimensionnelles, entre la poétique du désespoir, la quête de liens authentiques, la précarité de la morale et l’incertitude de l’avenir pourtant inéluctable. Eliot a publié son poème en 1922, dans une période qui présente des similitudes troublantes avec notre époque actuelle, une période de désenchantement politique (les lendemains de la Première Guerre mondiale), culturel (l’urbanisme moderne) et individuel (la difficulté à communiquer et la perte de la foi).

De techniques et de natures diverses, les artistes de Wasteland, qui tous vivent et travaillent à Los Angeles, emploient également des approches et des matériaux variés au sein de leur œuvre même, dans une sorte de "pratique élargie" où tous les aspects de leur travail revêtent une égale importance - sculpture, performance, peinture, installation interactive, photographie ou encore musique. Dans cet esprit, l’exposition a été envisagée comme une opportunité de faire dialoguer les œuvres avec leur environnement - aussi bien les deux lieux d’expositions, que la ville de Paris elle-même.


Pierrefitte / Seine (93)

- Archives nationales, 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine. Métro Saint-Denis–Université. Du lundi au vendredi et certains samedis de 10 à 16h45. Entrée gratuite.

Le site de Pierrefitte conserve les archives postérieures à la Révolution française et des archives d’origine privée (hors fonds spécifiques conservés à Fontainebleau).


Poissy (78)

- Prieuré royal Saint-Louis de Poissy (site du musée du Jouet), 1, enclos de l’Abbaye, 78300 Poissy. 01 39 65 06 06. www.ville-poissy.fr. Ouvert tlj sf lundi, fêtes et jours fériés de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30. 4 ou 3€.

Le musée du Jouet de Poissy a été créé en 1974. Il est installé dans un bâtiment du XIVe siècle, la porterie fortifiée de l’ancien prieuré royal de Saint Louis, démantelé après la Révolution. Il présente environ 800 jeux et jouets d’enfants, datant des années 1850 à 1950, exposés après avoir connu une vie trépidante. On découvre ainsi : poupées en porcelaine, dînettes, ours en peluche, chevaux à bascule, voitures, train électrique…

La présentation des collections est régulièrement renouvelée autour d’expositions thématiques.


Pontoise (95)

- Musée Tavet-Delacour. 4 rue Lemercier, 95300 Pontoise. 01 30 38 02 40. Ouvert du mercredi au dimanche, de 10 à 12h30 et de 13h30 à 18h. 4 ou 2€.

Installé dans un bel hôtel particulier de la fin du XVe siècle, autrefois demeure du Grand Vicaire de Pontoise, le musée Tavet-Delacour conserve les collections historiques de la Ville. Cet hôtel, avec ses tourelles d’angle, ses toits en poivrière, ses fenêtres à meneaux et ses poutres intérieures, est un rare témoin de l’architecture civile de la fin du style gothique.

Il rappelle l’hôtel de Cluny, à Paris. Une tour d’escalier proéminente divise la façade en deux. La distribution de toutes les pièces de l’hôtel s’organise autour de l’escalier central.

Ses collections historiques, rassemblées à la fin du XIXe siècle, furent enrichies par la donation Otto Freundlich en 1968, constituée par le fonds d’atelier de l’artiste, qui constitue l’ensemble conservé de son œuvre le plus important au monde.

Otto Freundlich (1878-1943) fut, dès 1911, l’un des précurseurs de l’abstraction. Victime du nazisme, ses œuvres figuraient dans l’exposition Die Entartete Kunst (l’Art dégénéré), et furent détruites en grand nombre à partir de 1937. Il devait disparaître au camp de Lublin-Maïdanek en mars 1943.

À partir de ce fonds d’atelier, le musée s’est spécialisé en art moderne et contemporain, il a acquis ou reçu en don des œuvres de Matisse, Hans Arp, Gleizes, Geer van Velde, Aurelie Nemours, Masurovsky, Shirley Goldfarb, Jean Legros, Roger Chastel, Diego Giacometti, Herbin, Valmier, Reichel, Fleischmann, Gargallo ou Marcelle Cahn.

- Musée Camille-Pissaro. Fermé jusqu’au 1er trimestre 2017. Il proposera sur 2 étages de nouvelles œuvres du peintre d’origine danoise, et d’autres de Signac, Manzana-Pissaro, Guillaumin, Hayet, Piette, et Daubigny.


Royaumont (Abbaye de) (95)

- Abbaye de Royaumont, 95270 Asnières-sur-Oise, 01 30 35 59 91, visites@royaumont.com. Ouvert 365 jours par an de 10 à 18h (17h30 de novembre en février). Visites guidées week-end et jours fériés. Interruption de la vente des billets de 12h45 à 13h45, du lundi au vendredi. 7,50 ou 5,50€. Gratuit - de 7 ans.

+ Le site, le parc . L’abbaye fut fondée en 1228 par Louis IX, futur Saint Louis. Elle connut un grand rayonnement au XIIIe siècle. Le dominicain Vincent de Beauvais, qui en avait alors la charge, fut le précepteur des enfants royaux, et l’auteur principal du "Speculum maius", somme encyclopédique des savoirs médiévaux réalisée avec l’aide des moines de Royaumont.

Affaiblie par la guerre de Cent Ans et les famines du Moyen Âge, puis entre des mains laïques, parfois plus préoccupées de plaisirs que de mortification, elle fut déclarée « bien national » en 1790. Transformée en filature de coton, son église fut détruite et ses matériaux dispersés.

Ses ruines romantiques, son cadre forestier et la renommée de son théâtre privé en faisait au début du XIXe une villégiature prisée, mais en 1869, elle accueillait le noviciat des religieuses de la Sainte-Famille de Bordeaux, qui entreprirent de la restaurer dans un « pur » style néogothique.

Au cours du XXe siècle, l’abbaye deviendra une fondation, un lieu laïc de rencontres et d’échanges pour plusieurs générations d’intellectuels français et étrangers, dans le domaine des sciences humaines et de la musique, puis de formation et de production artistiques internationalement reconnu.

+ Un jardin potager peu ordinaire... Astrid Verspieren et Philippe Simonnet, architectes paysagistes, viennent d’y créer un remarquable jardin potager utilisant notamment d’anciennes serres du XIXe, et en cellules selon un concept moyenâgeux... actualisé bien sûr. C’est aussi un lieu innovant pour les cultures potagères, et la biodiversité puisqu’il tend à ce que chacun des végétaux puisse naturellement se réensemencer. À visiter.

+ À partir du 1er juillet 2016... Ouverture d’une abbaye rénovée


Rueil-Malmaison (92)

- Musée national du château de Malmaison. Avenue du château de Malmaison, 92500 Rueil-Malmaison. 01 41 29 05 55. www.chateau-malmaison.fr/ Accès depuis la Défense (métro, RER, bus) autobus 258 arrêt "Le Château" (25mn). Traverser la RN13 et revenir vers le carrefour. Le château se situe à droite à 300m. Accès depuis la gare RER A de Rueil-Malmaison : Bus Optile 27, arrêt "Le Château" (8mn). (Se renseigner sur les horaires des bus.) Par la route : RN 13 (12km de Paris). Tlj sauf le mardi. Dernière entrée 45mn avant l’horaire de fermeture (30mn avant la fermeture le midi).
Du 1/10 au 31/03 en semaine de 10 à 12h30 et de 13h30 à 17h15 ; samedi et dimanche de 10 à 12h30 et de 13h30 à 17h45. Le parc est ouvert en continu de 10 à 18h.
Du 1er avril au 30 septembre, en semaine de 10 à 12h30 et de 13h30 à 17h45 ; samedi et dimanche de 10 à 12h30 et de 13h30 à 18h15. Le parc est ouvert en continu de 10 à 18h30. 8,50 ou 7€.

+ Château de Joséphine , habité par Napoléon Bonaparte et un temps siège du gouvernement avant que le château de Saint-Cloud ne le devienne à son tour, il est aujourd’hui, avec son parc, dévolu à la Réunion des musées nationaux. Son état et son mobilier ont été restitués du temps du Consulat et du Premier Empire. Voir la salle du Conseil, en forme de tente militaire, et la Bibliothèque.

+ Du 6 décembre 2016 au 6 mars 2017. Dans les armoires de l’impératrice Joséphine, la collection de costumes féminins du château de Malmaison

Manteau de Cour de l’Impératrice (détail), Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © Rmn-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot

50 costumes et accessoires du vêtement du Ier Empire rarement présentés du fait de leur extrême fragilité. Cette collection est la seule à réunir autant de pièces textiles ayant appartenu à l’impératrice Joséphine, et à sa fille Hortense, des œuvres dispersées par le temps et les circonstances politiques, puis retrouvées et acquises par des collectionneurs et des amateurs. Un ensemble de pièces somptueuses qui s’entrecroisent et tissent un peu de l’histoire de Joséphine Bonaparte.

Parler de la garde-robe de l’impératrice, montrer ses folies en matière de mode, et son goût pour les innovations du couturier Hippolyte Leroy qui sut si bien la comprendre, au même titre que Rose Bertin avec Marie-Antoinette.

Au-delà des éclats superficiels, le visiteur découvre son élégance en suivant le fil, parfois discontinu, des souvenirs d’une vie d’impératrice. L’exposition débute dans la salle des atours, lieu authentique où étaient rangés les vêtements de Joséphine, et se prolonge dans une mise en scène de somptueuses robes et manteaux de cour. Ses robes de jour assorties de leurs accessoires (châles, chaussures...) sont enfin présentées, ainsi que des robes
provenant de familles aisées, reflets de celles que Joséphine et Hortense auraient pu revêtir.

Céline Meunier, conservateur en chef du patrimoine, en est la commissaire.

- Atelier Grognard, 6 avenue du Château de Malmaison, 92500 Rueil-Malmaison,
 01 41 39 06 96 / 01 47 14 11 63. Ouvert tous les jours de 13h30 à 18h (1er mai et 8 mai compris). 6 ou 4€, visite guidée 7€. www.mairie-rueilmalmaison.fr.


Saint-Cloud (92)

- Domaine national de Saint-Cloud, 92210 Saint-Cloud, 01 41 12 02 90, www.saint-cloud.monuments-nationaux.fr. Aux portes de Paris, 460 hectares de jardins animés de fontaines et de sculptures, dont les perspectives ont été dessinées par André Le Nôtre.

C’est le parc d’un château disparu. Façonnés au XVIe siècle, le château et son parc sont embellis par Monsieur, frère de Louis XIV, et ses architectes Le Pautre et Hardouin-Mansart. La reine Marie-Antoinette poursuit les transformations. Résidence d’été des souverains au XIXe siècle, le château est incendié en 1870. Trop intimement lié aux souvenirs de la monarchie et de l’Empire, le bâtiment est rasé en 1892.

Tout au long du XVIIIe siècle, des fêtes somptueuses sont données à Saint-Cloud. Chaque mois de septembre, la « fête de Saint-Cloud » rassemble Parisiens, marchands, forains et comédiens.

+ Du 13 mai au 15 juillet 2016. Second Life of Material Road

Une exposition d’œuvres d’art contemporain exposées dans le Parc au service du développement durable. Avec des œuvres des artistes : Anders Boisen, Collectif Outdoors, Violaine Dejoie–Robin, Christophe Dumont, Faz, Virginie Harnoix, Cicia Hartmann, Jaké, Yannick Masson, Sakina M’sa, Benjamin Testa, Yann Toma, Alexis Tricoire, Frédérique Tristant, Valette, Henri Wagner, Andrey Zouari.

- Musée des Avelines. Musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud, 60 rue Gounod, 92210 Saint-Cloud. www.musee-saintcloud.fr, 01 46 02 67 18.

+ Du 14 avril au 17 juillet 2016. Joy de Rohan Chabot. La forêt rêvée.

Joy de Rohan Chabot, artiste des arts décoratifs contemporains, propose, à chacune de ses expositions, une œuvre originale et unique inspirée de la nature. Elle y puise ses idées, en particulier auprès de la forêt et des petits êtres qui la peuplent. Une forêt rêvée que vous pourrez découvrir...


Saint-Denis (93)

- Cité du cinéma. 20, rue Ampère, 93210 St-Denis-la Plaine. 01 55 99 52 00. www.citeducinema.org. Métro Carrefour Pleyel (13), RER D Stade de France / Saint Denis, en voiture suivre la rue du Landy, puis la rue de Saint-Denis.

- Musée d’art et d’histoire. 22bis, rue Gabriel-Péri. 01 42 43 05 10 et 01 42 43 37 57. En semaine, sauf le mardi, de 10 à 17h30, le jeudi de 10 à 20h, et de 14 à 18h30 les samedi et dimanche. www.musee-saint-denis.fr. 5 ou 3€.

Sauvés de la destruction en 1972 par la municipalité, les bâtiments de l’ancien Carmel abritent, depuis 1981, ce musée. Fondé en 1625, le monastère des Carmélites fut construit sous la surveillance de sept religieuses originaires d’Amiens. La première pierre de l’église primitive fut posée en 1628 par la reine Catherine de Médicis. En 1770, Madame Louise de France, 7e fille de Louis XV, en devient pensionnaire. Avec l’appui de son père, elle y entreprendra de nombreux travaux.


Saint-Germain-en-Laye (78)

- Musée d’archéologie nationale, place Charles de Gaulle, 78100 Saint-Germain-en-Laye. 01 39 10 13 00. www.musee-archeologienationale.fr. De 10 à 17h, tous les jours sauf le mardi. Fermé les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai. R.E.R ligne A, station Saint-Germain-en-Laye située devant le Château. Autobus RATP 258 depuis la Défense. Autoroute de l’Ouest (A 13), R.N. 190, R.N. 13, N. 186. Attention : Il est préférable de téléphoner pour avoir confirmation de l’ouverture des salles du musée. Pour votre confort de visite, en raison de l’affluence des groupes scolaires les lundi, jeudi et vendredi, il est préférable de venir entre 12 et 14h ou à partir de 15h30

. 7 ou 5,50€.

+ Du 12 juin au 3 octobre 2016. Festival des 12 vents. Toshiaki Tsukui

Au croisement des cultures japonaise et française, Toshiaki Tsukui, peintre et sculpteur japonais né en 1935 donne à éprouver dans ses œuvres non figuratives une relation à la nature environnante aussi intense que celle éprouvée face à une œuvre d’art : une approche inhabituelle pour le public européen.

Plus avant, son travail vise à susciter un rapport à la nature non limité à une relation à la végétation mais incluant la matérialité des constructions humaines qui s’y inscrivent, à l’image du château de Saint-Germain-en-Laye et de ses jardins. Il s’agit de faire éprouver à l’observateur une relation de nature globale, commune à ces deux éléments.


© Christian Weidmann

Toshiaki Tsukui souhaite confronter le résultat de son travail auprès d’un public européen et japonais dans le cadre historique du Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, fortement représentatif de l’architecture française et de son rapport à la nature.

+ Du 16 octobre 2016 au 30 janvier 2017. L’ours dans l’art préhistorique

Une exposition consacrée à ce redoutable prédateur dans l’art préhistorique, « Roi des animaux » en Europe jusqu’au Moyen-Âge.

Sa place est importante dans les œuvres que nous ont laissées les hommes de la Préhistoire. Les ours sont représentés dans toutes les périodes du Paléolithique supérieur, entre - 38 000 et - 12 000 ans environ, même si une grande majorité des figurations est attribuée au Magdalénien (de - 18 000 à - 12 000 ans).

À partir de l’ours, cette exposition met en lumière la grande diversité et le
caractère remarquable de l’art préhistorique, tant pour son incroyable qualité plastique que pour sa part de mystères. Des statuettes en os ou en bois de renne figurant des ours, aux plaquettes de pierre gravées, en passant par les parois peintes, comme celles de la fameuse Grotte Chauvet - Pont d’Arc, les œuvres exposées témoignent de l’incroyable richesse de cet art préhistorique.

Statuette en grès figurant une tête d’ours Grotte d’Isturitz, Magdalénien, pierre, grès, sculpture en ronde-bosse, 3,9 x 2,6 x 1,7cm, musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-En-Laye © Rmn-Grand Palais (musée d’Archéologie nationale) / Martine Beck-Coppola

Le musée d’Archéologie nationale s’attache à présenter rigoureusement les nombreuses recherches sur le sujet, tout en les rendant accessibles au plus grand nombre. L’exposition aborde ainsi la question de la place de l’ours
dans l’art préhistorique, d’un point de vue anatomique et historique, technique et symbolique.

Comme pour l’ensemble des figurations animales dans l’art paléolithique, les représentations d’ours ne sont pas réalistes, mais fondées sur l’utilisation et même l’exagération de certains critères anatomiques. Les ours sont ainsi « reconnaissables », grâce à des constantes, des caractéristiques fondamentales qui seront présentées dans le parcours.

L’exposition permet aussi d’interroger la place et le rôle symbolique de l’ours dans l’art préhistorique, ainsi que les codes et peut-être les mythes qui les sous-tendent. Centrée sur la période du Paléolithique, elle met aussi en regard les œuvres de cette période avec les représentations plus récentes de l’ours. L’attention des visiteurs est ainsi attirée vers l’imagerie romantique des XIXe et XXe siècles, où l’ours occupe une place toute particulière. Ce sont ces évocations, que l’on peut retrouver aussi bien dans des romans, des bandes dessinées, que des ouvrages de diffusion scientifique, qui sont présentées dans l’exposition.

Les commissaires sont Catherine Schwab, conservateur en chef du patrimoine, Musée d’Archéologie nationale, Collections du Paléolithique UMR 7041 ArScAn « Archéologie et Sciences de l’Antiquité », et Elena Man-Estier, conservateur du patrimoine, service régional d’Archéologie de Bretagne, UMR
5199 PACEA « De la Préhistoire à l’Actuel : Culture, Environnement, Anthropologie »

L’exposition est organisée par la Rmn-GP et le musée d’Archéologie nationale / Domaine national de Saint-Germain-en-Laye.


Saint-Ouen-l’Aumône (95)

- Abbaye de Maubuisson - Site d’art contemporain, avenue Richard-de-Tour, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône, 01 34 64 36 10 ou 16. http://www.valdoise.fr/6444-l-abbaye-de-maubuisson-site-d-art-contemporao-.htm. Entrée gratuite, Parc et exposition. Tlj sauf le mardi de 13 à 18h, les samedi, dimanche et jours fériés de 14 à 18h. Fermeture le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai, ainsi qu’entre deux expositions.

Par la route depuis Paris ou la Francilienne > A15, sortie n° 7 Saint-Ouen-l’Aumône > vers Saint-Ouen-l’Aumône centre > abbaye de Maubuisson ; par la route depuis Rouen ou Cergy-Pontoise > A15, sortie n° 8 Éragny-le-Village.
Par le train depuis Paris, Gare du Nord, Gare Saint-Lazare ou REC C > direction Pontoise > descendre à la gare de Saint-Ouen-l’Aumône (après Saint-Ouen-l’Aumône/Liesse) puis marcher 10mn en suivant la rue Guy-Sourcis.
En bus depuis Cergy-Pontoise, bus 56, 57, 58 ou 34 sud > arrêt mairie de Saint-Ouen-l’Aumône puis marcher 10mn en suivant la rue Guy-Sourcis.

+ Jusqu’au 18 septembre 2016. L’Abbaye fleurie. Régis Perray à l’abbaye de Maubuisson

© Conseil départemental du Val d’Oise - Photographie : Catherine Brossais

Présent sur la scène de l’art contemporain depuis plus de 15 ans, Régis Perray (né en 1970 à Nantes) aime travailler la question des lieux. Sa pratique de l’in situ fait désormais référence.

Ces pièces, pour la plupart inédites et pensées pour les espaces de Maubuisson, sont aussi un écho à l’histoire et à la matérialité de ce lieu. Maubuisson représente pour lui un territoire de recherche et d’expériences physiques. Il explore des gestuelles précises, adaptées aux lieux, aux matériaux, aux objets, pour en extraire des fragments d’histoires. L’abbaye de Maubuisson est soutenue par le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Île-de-France.


Sceaux (92)

- Écuries du Domaine départemental de Sceaux. 8 Avenue Claude Perrault, 92330 Sceaux, 01 41 87 29 50. Le musée est ouvert tous les jours, de 14h à 18h30, sauf le lundi et certains jours fériés (1er janvier, 1er mai, 25 décembre). 4 ou 2,5€.

Au Château pour les collections permanentes du Musée du Domaine départemental de Sceaux, ouverture tous les jours sauf le lundi. Du 1er novembre au 28 février, de 13h à 17h ; du 1er mars au 31 octobre, de 14h à 18h30.

+ Du 18 mars au 10 juillet 2016. Paysage. Du romantisme à l’impressionnisme. Les environs de Paris

Célébration des paysages naturels ou bâtis des bords du fleuve et des environs de la capitale. Tout au long du XIXe siècle, ces lieux furent le berceau d’avancées artistiques majeures et, de l’époque romantique à celle de l’impressionnisme, les plus grands peintres se sont forgés un nom en brossant les images sublimées – devenues pour beaucoup de célèbres chefs-d’œuvre – d’un cadre de vie exceptionnel : celui d’une vallée portant naturellement au désir de culture.

- Domaine départemental de Sceaux. Petit Château, 9, rue du Docteur Berger, 92330 Sceaux, 01.43.50.91.37. museedomainesceaux@cg92.fr.


Sèvres (92)

- Cité de la Céramique. 2, place de la Manufacture, 92310 Sèvres. 01 46 29 22 00. www.sevresciteceramique.fr/‎. Tlj de 10 à 17h, sauf le mardi, le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier. 6 ou 4,5€ pour la visite des collections permanentes et des ateliers de production ; mais 8 ou 6€ pour les visites des collections permanentes, des ateliers de production et des expositions temporaires.

+ Collections permanentes. Depuis de nombreuses années, les œuvres des céramistes indépendants du XIXe et du début du XXe siècle n’avaient pas été présentées dans les vitrines du musée de Sèvres. Après le règne quasi-absolu de la porcelaine, Avisseau remet à l’honneur la terre vernissée, Ziegler puis Carriès le grès, Deck la faïence. Autre phénomène d’importance, certains céramistes ne sont plus considérés à l’instar de la plupart de leurs prédécesseurs comme des potiers dont la personnalité se dissout dans celle de la fabrique qui les emploie. Ils ouvrent des ateliers indépendants dans lesquels ils peuvent créer à loisir. Ils signent leurs œuvres, exposent, se font connaître et conquièrent ainsi le titre d’artiste à part entière.

Leurs céramiques reflètent les tendances artistiques successivement en vogue : l’historicisme avec Avisseau ou Ziegler, l’influence de l’Extrême-Orient avec les grès des potiers de Saint-Amand-en-Puisaye, les rouges de cuivre de Chaplet ou de Dalpayarat, les motifs japonisants d’Edmond Lachenal ou d’Emile Lenoble.

L’Art Nouveau aux formes fluides et aux décors sinueux (femmes aux longs dénoués, motifs végétaux tels le lys ou le gui...) est suivi par l’Art Déco aux formes et aux décors épurés.

Tandis que certains céramistes (Metthey, Mayodon, Cazaux...) optent alors pour des représentations figuratives, d’autres (Decœur, Simmen...) préfèrent l’abstraction de couvertes simplement mais sublimement émaillées.

Plat, terre siliceuse, décor peint en noir sous glaçure turquoise, style de Kubachi (probablement Tabriz), Iran safavide, XVIIe siècle

Mais vous trouverez aussi : la collection d’antiquités de l’Iran à Byzance ; les terres vernissées ; les céramiques asiatiques et islamiques (avec la Chine, à l’origine de la porcelaine, le Proche-Orient, à l’origine de la faïence) ; les céramiques des Amériques ; les collections de porcelaines européennes ; les faïences ; les collections modernes et contemporaines européennes ; et enfin les collections et ressources documentaires.

+ Du 30 mai au 30 juillet 2016. D’Days 206 : Noé Duchaufour Lawrance à Sèvres.

Invité à la Manufacture de Sèvres, le designer et architecte d’intérieur Noé Duchaufour Lawrance crée un mobilier pour lequel il imagine une scénographie sidérale.

Projet de Noé Duchaufour Lawrance pour les D’Days, Galerie de Sèvres à Paris (c) Agence Noé Duchaufour Lawrance.

La manufacture de Sèvres dispose d’une galerie à Paris, Galerie de Sèvres
4 place André Malraux, 75001 Paris. Métro Palais Royal.


Versailles (78)

- Châteaux de Versailles et du Trianon, Place d’Armes, 78000 Versailles, 01 30 83 78 00 ou 89. Du 1er avril au 31 octobre : Château de Versailles, tous les jours sauf le lundi de 9 à 18h30, dernière admission à 18h, fermeture des caisses à 17h50. www.chateauversailles.fr.
Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette, tous les jours sauf le lundi de 12 à 18h30, dernière admission à 18h, fermeture des caisses à 17h50.
Jardin ouvert tous les jours de 8 à 20h30.
Parc ouvert tous les jours de 7 à 19h pour les véhicules ; de 7 à 20h30 pour les piétons.
Billet Château 15 ou 13€, billet ensemble du domaine 18 ou 25€ les jours de Grandes Eaux musicales ou de Jardins musicaux.

Le château de Versailles, classé au patrimoine mondial de l’humanité, est l’une des plus belles réalisations de l’art français au XVIIe siècle. Cet ancien pavillon de chasse de Louis XIII fut transformé et agrandi par son fils Louis XIV qui y installa la Cour et le gouvernement de la France en 1682. Jusqu’à la Révolution française, les rois s’y sont succédé, chacun embellissant à son tour le Château.

Galerie des Glaces, Grands Appartements du Roi, Musée de l’Histoire de France : au fil des siècles, le château de Versailles, siège du pouvoir jusqu’en 1789, n’a cessé de se déployer.

Vue de la galerie des Glaces © EPV / Manaï

Modeste château construit par Louis XIII initialement pour la chasse, il sera choisi par Louis XIV pour construire ce château devenu symbole de l’absolutisme royal et incarnation de l’art classique français.

Dans les années 1670, Louis XIV fait aménager les Grands Appartements du Roi et de la Reine et la fameuse galerie des Glaces imaginée par Mansart, puis le siècle suivant verra la construction de la Chapelle et de l’Opéra. Le Château compte aujourd’hui 63 154 m2, répartis en 2 300 pièces.

Au XIXe siècle, le Château de Versailles devient le Musée de l’Histoire de France, voulu par Louis-Philippe, monté sur le trône en 1830, accueillant progressivement les nouvelles collections illustrant les grands événements de l’Histoire de France.

+ Du 7 juin au 30 octobre 2016. Olafur Eliasson.

Le château de Versailles organise chaque année une exposition contemporaine consacrée à un artiste, français ou étranger. Cet été, Olafur Eliasson expose plusieurs œuvres au sein du domaine.

L’accès aux œuvres se fait dans le Château (Tlj, sauf le lundi, de 9h à 18h30, conditions normales de visite, billet Château non surtaxé pour l’exposition) et les Jardins (Tlj, de 8h à 20h30) par la Cour d’Honneur du château de Versailles.

Dans les jardins. Entrée gratuite, sauf les jours de Grandes Eaux Musicales, de Jardins Musicaux (de 9h à 18h30) : les samedis et dimanches jusqu’au 30 octobre 2016, les mardis du 7 au 28 juin puis du 5 juillet au 25 octobre, les vendredis du 1er juillet au 30 septembre ainsi que le jeudi 14 juillet. (Attention : Fermeture anticipée du jardin à 17h30 les samedis du 18 juin au 17 septembre, le jeudi 14 juillet et le dimanche 30 octobre 2016). Également visible en soirée les jours de Grandes Eaux Nocturnes, les samedis du 18 juin au 17 septembre 2016 de 20h30 à 23h.

Fonctionnement "Waterfall" - Grand Canal, du mardi au dimanche de 11 à 12h30, et de 15h30 à 19h.

Fonctionnement "Fog Assembly" - Bosquet de l’étoile, du mardi au dimanche de 11 à 13h, et de 15 à 17h.

Se renseigner pour les jours de Grandes Eaux Musicales et Jardins Musicaux,
de 9h à 18h30.

Ouverture de "Glacial Rock Flour Garden" - Bosquet de la Colonnade, de 9h à 18h30 les jours de Grandes Eaux Musicales et Jardins Musicaux ; de 20h30 à 22h45 les soirs de Grandes Eaux Nocturnes.

Né au Danemark en 1967, Olafur Eliasson jouit d’une reconnaissance internationale. Son travail sonde la perception, le mouvement, l’expérience physique, et le sentiment de soi. Il est surtout connu pour ses installations spectaculaires, comme la très populaire The weather project (2003) dans le "Turbine Hall" de la Tate Modern à Londres, qui a été vue par plus de deux millions de personnes, ou The New York City Waterfalls (2008), quatre grandes cascades artificielles installées sur les berges de Manhattan et Brooklyn. Cet été, Eliasson présente 5 œuvres dans le Château et 3 dans les jardins de Versailles.


Waterfall - crédit Anders Sune Berg © 2016 Olafur Eliasson

« Historiquement, la cour était à Versailles un lieu d’observation constante – de soi-même et des autres – les strictes normes sociales de l’époque étaient maintenues au moyen d’un réseau de regards. L’architecture baroque du Château servait à accroître la visibilité, devenant l’admirable instrument d’un pouvoir exercé exclusivement par le Roi.

Aujourd’hui, nous portons sur Versailles un regard différent, et quand je le visite, je me demande comment vous, visiteur, voyez ce site emblématique. Quel effet provoque-t-il sur vous ? Sommes-nous tous devenus des rois ?

Le Versailles dont j’ai rêvé est un lieu qui responsabilise chacun. Il invite les visiteurs à prendre le contrôle de leur expérience au lieu de simplement consommer et être éblouis par la grandeur. Il leur demande d’ouvrir leurs sens, de saisir l’inattendu, de flâner à travers les jardins, et de sentir le paysage prendre forme à travers leur mouvement.

Pour mon exposition cet été, je réalise dans le château une série de subtiles interventions spatiales en déployant des miroirs et des lumières ; dans le jardin, j’utilise le brouillard et l’eau pour amplifier le sentiment d’impermanence et de transformation.

Les œuvres diluent l’agencement formel des jardins tout en faisant revivre une idée originale, jamais réalisée, du paysagiste André Le Nôtre : l’installation d’une cascade dans l’axe du Grand Canal. Cette cascade qui ravive l’ingéniosité de l’ingénierie du passé est aussi construite que l’était la cour ; j’ai laissé ses éléments de construction à la vue de tous, apparemment étrangers ils étendent la portée de l’imagination humaine. » Olafur Eliasson

+ Du 4 juin au 2 octobre 2016. Versailles et Marly, le domaine royal vu par ses photographes .

Au cœur du parc de Marly, Christophe Fouin, Thomas Garnier, Christian Milet et Didier Saulnier, les quatre photographes du château de Versailles, vous présentent leur témoignage visuel des lieux, des œuvres et des événements du domaine royal de Versailles et de Marly.

Quatre regards au fil des quatre saisons : sculptures, perspectives, bassins, fontaines et bosquets... la sélection de photographies exposées tout l’été en grand format sur les murs du Domaine de Marly, révèle des moments d’intimité qui sont le fruit d’une profonde connaissance du domaine royal et le résultat de longues heures passées à en sillonner les chemins et les allées.

Chaque prise de vue est le résultat d’un processus qui mêle préparation technique minutieuse et capacité à saisir ce qui survient par surprise. Toutes ces images témoignent d’instants de vie et de travail, de circonstances curieuses, inattendues, qui les imprègnent d’une force secrète.

Le parc du Domaine royal de Marly est ouvert de 7h30 à 19h30 du 1er avril au 31 octobre. Son ouverture est prolongée de mi-mai à mi-septembre les samedis et dimanches jusqu’à 21h30. Entrée gratuite.

+ Du 25 mars au 30 octobre 2016. Les Grandes Eaux

Les Grandes Eaux Musicales, les Grandes Eaux Nocturnes et les Jardins Musicaux... et découvrez les bosquets, ouverts pour l’occasion.

Grandes Eaux Musicales dans les bassins, les bosquets avec leurs eaux jaillissantes au rythme de la musique. Propositions de parcours pour apprécier les must des jardins et les endroits les plus discrets.

Les samedis et dimanches de cette période (sauf dimanche 1er mai), ainsi que les vendredi 25 mars, jeudi 5 mai et jeudi 14 juillet 2016. Tous les mardis du 24 mai au 28 juin 2016.

Jardins Musicaux pour avoir encore davantage de plaisir et mieux profiter des jardins à la belle saison, les bosquets et endroits préservés des jardins sont accessibles certains mardis de la période pour une promenade musicale : un moment de découverte, au cœur des jardins à la française imaginés par André Le Nôtre. Entre nous, j’ai déjà vu des gens excédés quitter les jardins pour incompatibilité avec une omniprésente musique Grand Siècle, dont hélas on ne se rend compte... qu’en situation ! Les mardis du 29 mars au 17 mai 2016 et les mardis du 5 juillet au 25 octobre 2016, ainsi que les vendredis du 1 juillet au 30 septembre 2016.

Les Grandes Eaux Nocturnes. C’est à la tombée de la nuit, que les jardins se transforment en un parcours féérique où bassins et bosquets sont mis en eau et en couleurs. Des artistes de la lumière éclaboussent les jardins de mille feux et surprennent les promeneurs d’étonnantes installations, effets aquatiques au bassin du Miroir, lasers zébrant l’espace dans le bosquet de la Colonnade ou feu d’artifice tiré au front du Grand Canal par le groupe F en apothéose de la soirée. Tous les samedis du 18 juin au 17 septembre 2016.


- Du 29 novembre 2016 au 26 mars 2017. Fêtes et divertissements à la Cour, au Château de Versailles.

3 règnes d’ingéniosité, de surprise et de magnificence : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI.

- La Maréchalerie, 5 avenue de Sceaux 78000 Versailles, 01 39 07 40 27 lamarechalerie.versailles.archi.fr/

Centre d’art contemporain.


Vitry/Seine (94)

- Mac/Val, Musée d’Art contemporain du Val-de-Marne, place de la Libération, 94400 Vitry/Seine, 01 43 91 64 20 ou 33, www.macval.fr. Ouvert du mardi au vendredi de 10 à 18h, les samedi, dimanche et jours fériés de 12 à 19h. Le jardin est ouvert du mardi au vendredi de 9 à 18h, et le week-end de 9 à 19h.

+ Collections permanentes. Le musée qui présente l’art contemporain à partir de 1950 a mis sa considérable collection sur le net. La simple consultation de l’index qui mène aux œuvres suffira à vous convaincre de l’intérêt d’un tel lieu à visiter in pedibus, ou en chair et en os : http://macval.videomuseum.fr/

+ Du 16 avril au 4 septembre 2016. Pierre Ardouvin, "Tout est affaire de décor" .

Pierre Ardouvin développe un univers fictionnel ancré dans un regard de biais sur le réel. Pour ce nouveau projet, il s’empare de l’espace dévolu aux expositions temporaires en un geste global rassemblant œuvres et scénographie.

Les temps se mêlent, entre productions nouvelles et œuvres réactivées en un parcours glam’onirique et poétique. L’exposition devient une scène mélancolique et métaphysique que le visiteur arpente et recompose à sa guise. Un véritable paysage mental, où les œuvres assemblées, rejouées, sont autant d’embrayeurs narratifs.

Une angoisse sourde s’installe dans une ambiance feutrée. Quelque chose d’imminent flotte, étrangeté familière et inquiétante, suspendant ainsi les certitudes, le temps linéaire, le Spectacle et sa coupure nécessaire.

+ Du 16 avril au 4 septembre 2016. Kyungwoo Chun, "The Most Beautiful Weight" .

Kyungwoo Chun est allé à la rencontre de la classe allophone du lycée Romain Rolland à Ivry/Seine, qui regroupe des élèves d’origines très diverses nouvellement arrivés en France, suivant ensemble un enseignement intensif en français pendant un an, avant d’intégrer un cursus classique.

L’artiste les invite à former des équipes pour se porter les uns les autres. Ce qui l’intéresse dans le portrait est la charge émotionnelle d’une pause tenue dans le temps. L’action même de se porter sur le dos, de s’apporter du soutien dans un sens physique et psychologique, crée des relations d’entraide entre les êtres. Il joue avec les normes traditionnelles de la photographie en réalisant des portraits poétiquement floutés par des temps d’exposition prolongés. La douceur des images reflète l’intensité émotionnelle ressentie par les élèves dans ces situations de partages. Le langage corporel se substitue ici à la parole et donne à voir le fragile équilibre de plusieurs corps en interaction, supprimant les barrières culturelles et linguistiques.

Most Beautiful, le second projet de cette résidence, met en avant des travailleurs invisibles mais indispensables à tous, œuvrant pour la propreté de la voirie communale. Après plusieurs rencontres avec des agents de propreté, Kyungwoo Chun leur a proposé de réaliser une performance inédite : dessiner les yeux fermés la personne qui leur manque le plus sur leur temps de travail. Le résultat présente un montage de chaque dessin associé à la photographie d’une main revêtue d’un gant.


Yerres (91)

L’autre capitale de l’impressionnisme.

- Musée Caillebotte, Propriété Caillebotte, 8, rue de Concy à Yerres, 01 69 48 93 93 ou 01 80 37 20 61, www.proprietecaillebotte.com. Le Potager Caillebotte, ouvert au public le dimanche après-midi de 15 à 18h30, du 13 mai au 14 octobre 2014. Plus d’information sur potagercaillebotte.free.fr, 01 69 43 73 65, www.yerres.fr. Promenades en barque ou canoë : en mai, week-end et jours fériés, de 15 à 19h ; en juin, mercredi, week-end et jours fériés de 15 à 19h ; en juillet - août tous les jours sauf lundi, de 15 à 19h ; en septembre, samedi et dimanche de 15 à 18h. Tarifs sur place.

La visite libre du parc de la Propriété Caillebotte est possible tous les jours.
Une visite guidée est proposée sur rdv (01 80 37 20 61). Elle permet de situer les œuvres majeures que le peintre réalisa dans le parc familial et sur la rivière, et aide à situer son œuvre yerroise dans le mouvement impressionniste. 6 ou 3,50€. Gratuit pour les Yerrois.

Accès gratuit au parc et à l’Orangerie, entrée payante à la Ferme Ornée : Yerrois 3€. Entrée extérieur 5€. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les familles, gratuité à partir du 2e enfant de plus de 12 ans pour 2 adultes et un enfant payant.

+ Du 10 septembre au 6 novembre 2016. Marie-Thérèse Lanoa (1887-1967). Hymne à la rivière Orangerie, propriété Caillebotte

L’artiste a peint son quotidien, près de la propriété Caillebotte, et les bords de l’Yerres...


***

Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, et au Petit Palais.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016,,2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Angoulême 2016-2017 - Arles 2016-2017 - Avignon 2016-2017 : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bordeaux 2016-2017 : Biarritz, Bègles - Dijon 2016-2017 - Grenoble 2016-2017 - Ile-de-France 2016-2017 : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Lens 2016-2017 - Lille 2016-2017 : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lyon 2016-2017 : Bourg-en-Bresse, Valence, Villeurbanne - Marseille 2016-2017 : Aix-en-Provence, Les Alpilles, Draguignan, Le Rayol, Le Cannet, Saint-Tropez, Aubagne, Toulon, Hyères, Martigues - Metz 2016-2017 - Montpellier 2016-2017 : Lodève, Sète, Nîmes, Sérignan, Narbonne - Nantes 2016-2017 : Angers, Les Sables d’Olonne, Saint-Nazaire - Nice 2016-2017 : Cannes, Cagnes, Mougins, Saint-Paul-de-Vence, Vence, Biot, Grasse, Monaco, Antibes, Vallauris - Ornans 2016-2017 - Rennes 2016-2017 : Landernau, Quimper - Rodez 2016-2017 - Rouen, Le Havre 2016-2017 - Saint-Étienne 2016-2017 - Strasbourg 2016-2017 - Toulouse 2016-2017 : Albi, Montauban, Carcassonne - Tours 2016-2017 : Blois, Vendôme

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam 2016-2017 : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc Berlin 2016-2017 Bâle 2016-2017 Bruxelles 2016-2017 Genève 2016-2017 Londres 2016-2017 Madrid 2016-2017 Milan, 2016-2017 et Venise 2016-2017.

À voir également :
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : visites, musées, presse...


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