L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) assure, au nom de l’État, la réglementation, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France (travailleurs du nucléaire, environnement, populations locales). Elle a également pour mission d’informer les citoyens.
Si l’Ile-de-France n’a pas de centrale nucléaire sur son territoire stricto sensu (ce qui ne devra pas la dispenser pour autant de mettre au point des plans d’urgence nucléaire), elle compte 12 installations nucléaires. Leur rapport annuel d’inspection par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été remis le 24 mai. Selon Fabien Schiltz, adjoint au chef de la division d’Orléans, ce bilan serait « globalement satisfaisant », alors même que l’Autorité de sûreté SN ait parfois dû hausser le ton.
L’ASN a, par exemple, critiqué CIS bio international, une usine de production de radioéléments artificiels basée à Saclay (Essonne), en cours de rénovation, pour ses « faiblesses récurrentes en matière de rigueur d’exploitation et des insuffisances dans la culture de sûreté ». 9 incidents mineurs y furent constatés en 2010.
Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), également basé à Saclay, bénéficierait quant à lui d’un « niveau de sûreté satisfaisant » bien que « des améliorations (soient) à apporter au niveau de la qualité du diagnostic interne ». Et que 14 incidents aient été constatés en 2010.
Rappelons que ce centre abrite Osiris et Orphée, deux réacteurs nucléaires expérimentaux, qui, à la suite de la catastrophe nucléaire au Japon, feront l’objet d’un nouvel audit en 2011.
Bilan correct, enfin, pour ce qui est de la sûreté du site CEA de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), pourtant confronté à de grosses difficultés de démantèlement. L’un plus vieux sites nucléaires français, âgé de près de 60 ans, devait être démantelé pour 2017. Pour Bernard Doroszczuk, délégué territorial de l’ASN, « certaines pollutions en sous-sol sont plus importantes que ne l’avait estimé dans un premier temps le CEA. Les travaux seront (donc) plus longs », et la fermeture du site attendra 2025.
André Balbo
sources : Autorité de sûreté nucléaire, métrofrance, wikipedia

envoyer par mail
Imprimer la page