L’exposition aura lieu du 27 janvier au 4 février 2012 (c’est bref, prenez vos dispositions !) chez Montségur Finance, dans le VIIIe, rue Marbeuf, ce qui est économiquement plus qu’engageant ! Ce monde-là ne fait rien au hasard.
Il s’agira de la première rétrospective d’Yves Courson, peintre et sculpteur, optimiste volontaire qui continue de clamer qu’il serait né avec un poil dans la main. Évidemment, ce n’est encore qu’une posture !
La richesse et de la profusion de ses créations en témoignent, comme cette foule omniprésente, vibrillonnante, de petits êtres si vivants qui se coursent, se cherchent, se reniflent, parfois se trouvent et tentent de s’aimer sur ses tableaux, ses sculptures, et ses lampes.
Une trentaine d’œuvres, de petits et de grands formats, quelques sculptures issues de près d’un quart de siècle d’un vaste cache-cache artistique et salvateur.
Ainsi, depuis tout ce temps, Yves Courson parvient-il à voguer sur les crêtes des superflus et les luxes intermittents d’un désir jamais ou bien rarement éclipsé.
« Je fais des images, je raconte des histoires, je plante mes couleurs dans ce monde tragique, j’essaye d’allumer une lumière pour sortir de l’ombre. Je crie l’humanité, je prêche le rapprochement. »
Ses œuvres, pleines de sève, s’amusent de l’attachement / détachement. J’ai toujours pensé qu’il valait mieux s’en méfier ! Elles sont affectivement et effectivement bien trop interactives. Cinétiquement, batikement, mécaniquement, avec des silhouettes qui perdent la boule, des roues qui tournent et se détournent, des personnes qui se mêlent, s’appellent, se démêlent, comme autant de figures d’un unique écheveau.
En étiez-vous ? Y étiez-vous ? Qu’y faisiez-vous ? Peut-être n’y aviez-vous que rêver.
Flûte, vous y fûtes et même vous reconnûtes, puisque ces histoires sont tirées des instants de vos propres vies, oui les vôtres, de certaines de vos parcelles inexplorées qu’il vous reste encore à décrypter, de vos puzzles personnels qui sont toujours et enfin à faire, à défaire et encore à remonter.
Car chacun redeviendra un jour le maître multiple de ses alphabets intimes…
Vernissage le jeudi 26 janvier 2012 à partir de 18h. Exposition du 27 janvier au 4 février 2012 de 10 à 19h, 39, rue Marbeuf 75008 Paris 01 56 43 43 70, yves.courson@free.fr
André Balbo
sources : Yves Courson, Claire Prat-Marca, Montségur Finance

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