Le Musée Dapper se veut un espace à Paris des arts et des cultures pour l’Afrique, les Caraïbes et leurs diasporas. Programme ambitieux !
Il présente jusqu’au 15 juillet 2012 « Mascarades et Carnavals », une exposition faite pour découvrir les diverses fonctions que remplissent les sorties de masques en Afrique, et les rôles sociaux, politiques ou identitaires propres à certaines pratiques des carnavals des Caraïbes.
En février, pour fêter le Carnaval, du 18 au 26 février 2012 l’entrée est libre et gratuite de 11 à 19h, et des conférenciers seront à la disposition du public le mardi 21 (Mardi Gras, exceptionnellement ouvert) et les samedis 18 et 25 février pour répondre aux questions.
L’événement réunit des œuvres traditionnelles et inédites d’Afrique, dont des masques d’une forte qualité plastique, et des productions caribéennes : mas, assemblages, photographies, vidéo...
Le film de l’entrée dévoile par exemple la cérémonie carnavalesque du Dekatman Mas, perpétuée par le groupe Voukoum de Basse-Terre, en Guadeloupe.
Remarquables images également que les photographies réalisées à Port of Spain (Trinité-et-Tobago) par Zak Ové, les masques de peintures blanches, les hommes échassiers, et les drapeaux des nations africaines.
À quoi servaient les carnavals ? D’où viennent-ils ? Le Musée Dapper cherche les sources africaines, mais que sont devenus les grands carnavals survivants, ceux d’aujourd’hui ? Pourquoi le Brésil est-il presque absent de ce sujet ? (Voir aussi à ce sujet et sur les chamanes l’exposition Les Maîtres du désordre, au Quai Branly)
En revanche, superbe collection. « D’Angola, de Guinée-Bissau, du Mali, du Cameroun, du Congo, de Côte-d’Ivoire, les masques exposés donnent la mesure du grotesque et du sacré, notamment par une belle séquence animalière (tête de pélican de l’île de Carache, tête de requin de l’archipel des Bijago en Guinée-Bissau ; tête de buffle bozo du Mali collectée par l’ethnologue Marcel Griaule en 1959). Outils de la transformation des identités, un fondement du carnaval, ils ont été figés en bon ordre, alignés dans la pénombre. Le Monde. »
Danser ? S’amuser ? Se surprendre ? S’oublier ? À quoi servent et serviront les carnavals ? Se travestir ? Changer la vie ? Établir ou rétablir des liens entre individus ? Entre cultures ? Entre continents ? Entre hommes et divinités ? Joli bouquet de questionnements auxquels cette exposition ne saurait répondre de manière exhaustive.
Superbe catalogue, éd. Dapper, 328 pages, 33€.
Mascarades et carnavals, Musée Dapper. Métro Victor-Hugo. Jusqu’au 15 juillet 2012.
Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.
David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia
Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et vous remercions des suggestions et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.
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André Balbo
sources : musée Dapper, Le Monde

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