Une nouvelle secousse de magnitude 6,4 s’est produite cette fois au sud-ouest de Tokyo, mardi soir.
La crise nucléaire s’est aggravée mardi à la centrale de Fukushima 1
Le gouvernement indique que les radiations émises après l’incendie d’un réacteur nucléaire sont dangereuses pour la population.
L’accident de Fukushima est de niveau 6 sur une échelle de 7
L’accident nucléaire de Fukushima au Japon a atteint un niveau de gravité 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, qui en
compte 7, a affirmé mardi le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste.
Endommagée lors du puissant tremblement de terre suivi par un tsunami vendredi, la centrale Fukushima , située à environ 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d’explosions quasi quotidiennes. Deux ont atteint mardi ses réacteurs n°2 et n°4.
Peu après 6 heures (minuit à Paris), une « grosse explosion » s’est produite dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale. Contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n’a pas été visible de l’extérieur et n’a pas endommagé le bâtiment externe. Mais pour l’Autorité française de sûreté nucléaire, l’enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale « n’est plus étanche ». Or cette enceinte est destinée à isoler le coeur du réacteur de son environnement, afin d’éviter toute contamination radioactive.
Le premier ministre japonais a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées « à la maison ou au bureau ». Cette mesure s’ajoute à l’évacuation, ordonnée samedi, de plus de 200.000 personnes résidant à proximité de la centrale.
Le niveau de radioactivité a augmenté mardi à Tokyo, où il était dix fois supérieur à la normale.
Le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, a qualifié l’accident nucléaire d’« apocalypse » devant une commission du Parlement européen à Bruxelles. « Pratiquement, tout est hors de contrôle », a-t-il ajouté. « Je n’exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir ».
Face au risque de catastrophe nucléaire, la France va faciliter le départ de ceux qui le souhaitent, a indiqué en début d’après-midi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lors de la conférence de presse de clôture du sommet du G8 à Paris.
Le Quai d’Orsay a d’ores et déjà activé une cellule de réponse téléphonique : 01.43.17.56.46
« Le gouvernement a demandé à Air France de mobiliser des avions se trouvant en Asie pour répondre sans délai à la demande de nos ressortissants », indique François Fillon à l’Assemblée nationale. Les autorités françaises conseillent aux Français « qui ne sont pas astreints à rester à Tokyo de rentrer en France ou de partir vers le sud du Japon dès maintenant », rappelle le Premier ministre.
Air France a décidé de mettre en place un PC de crise à l’aéroport de Roissy afin de faciliter le retour des ressortissants français au Japon.
La compagnie aérienne propose un tarif spécial à 700 euros pour les passagers qui souhaitent revenir en Europe. « Cela nous semble la façon adéquate de répondre à la demande et aux soucis des gens qui sont sur place », explique sur France Info le directeur général d’Air-France KLM, Pierre-Henri Gourgeon.
Radio France a annoncé aujourd’hui qu’elle allait rapatrier quasiment tous ses envoyés spéciaux du Japon, en raison des risques nucléaires. Trois reporters et un technicien travaillant pour France Inter et France Info rentreront en France mercredi, a précisé la direction du groupe de radio français.
Les deux équipes d’i-Télé sont également en cours de rapatriement. « La décision a été prise dans la nuit, les quatre envoyés spéciaux ont quitté Tokyo pour Osaka, d’où ils doivent s’envoler pour Paris », a déclaré Albert Ripamonti, directeur de la rédaction.
« C’est comme si la troisième bombe atomique était tombée sur le Japon, mais cette fois-ci, nous l’avons fait nous-mêmes » a déclaré Keijiro Matsushima, 82 ans, survivant du bombardement d’Hiroshima, en août 1945.
Le témoignage de ce survivant du bombardement de la ville japonaise durant la Deuxième guerre mondiale a été rapporté par CNN à Osaka.
Source : Le Figaro, France Info, 20minutes, Le Parisien, Métro

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