Jean-Charles de Castelbajac a déposé le bilan le 3 mai et l’entreprise, en redressement judicaire, est pour 6 mois sous observation.
Sixth Swedish National Pension Fund, son principal actionnaire (99%), qui avait déjà apporté plus de 10M€ en 2 ans, avait préalablement prévenu qu’il cesserait la 3e année.
Le couturier, Jean-Charles de Castelbajac, qui négocie actuellement un nouveau tour de table dont il souhaiterait faire lui-même partie, explique avec optimisme : « Je ne cherche pas du tout un financier mais un partenaire de développement qui puisse apporter une dimension industrielle et logistique ».
Avec un chiffre d’affaires de 3,9M€ pour un résultat de 480 000€ en 2009, Jean-Charles de Castelbajac se félicite de la signature de 9 licences qui rapportent 700 000€/an et devraient connaître l’an prochain un fort développement, grâce à sa ligne de luxe « à bas coûts » JCDC.
Le créateur a confié au Monde : « Après tant d’années de recherche, c’est une situation un peu paradoxale (que) de redémarrer comme une start-up, mais j’ai un projet économique très précis ».
Comme nombre de couturiers, Castelbajac, à 62 ans, travaille aussi à l’élaboration d’un projet d’hôtel. Jean-Charles de Castelbajac compte encore deux boutiques dans Paris, après la fermeture de son magasin-phare de Londres l’an dernier et de celui de Lyon l’année précédente.
Décidemment, la mode connaît à nouveau des sautes d’humeur et une nouvelle saison de rachats, puisqu’en peu de semaines, le catalan Puig vient de se saisir de Jean Paul Gaultier, le chinois Li & Fung, de Hong Kong a englouti successivement le couturier Cerrutti, puis les chaussures Robert Clergerie et Fenestrier, et Jimmy Choo vient d’être racheté par Labelux, le propriétaire des chaussures Bally...
André Balbo
sources : Le Monde, Le Figaro, Castelbajac

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