Il avait dit à la radio à propos de l’affaire DSK : « Si c’est un troussage de domestique, c’est pas bien ». Puis s’était rapidement et platement excusé de cette saillie qu’il jugea « inacceptable », mais l’éditorialiste avait été particulièrement affecté par la polémique que ses propos avaient fait naître.
Le 26 mai, sur RTL, le JFK français avait déjà déclaré : « Je tourne la page. Ça fait 50 ans (que j’écris et commente) mais là c’est un déclic (…) Deux mots lancés, ça détruit tout, le reste n’a aucune importance. Et bien alors pourquoi continuer à écrire des articles dans ce cas ? »
Sera-ce le baisser de rideaux ultime ?
JFK fut reporter durant la guerre d’Algérie, l’un de ceux qui révéla l’affaire Ben Barka.
Il fut chroniqueur sur Europe 1, directeur de la rédaction des Nouvelles littéraires et avait aussi participé à l’Heure de vérité.
En 1984, il créait l’Événement de jeudi, puis en 1997 Marianne.
Jean-François Kahn avait aussi été élu député européen du centre en 2008, mais avait renoncé aussitôt.
Le quotidien Le Monde s’interroge quant à lui à chaud sur certaines des conséquences d’un tel retrait : « Que deviendront les 50% qu’il détient dans Marianne Finances, qui contrôle 30% de l’hebdomadaire ? »
André Balbo
sources : Le Monde, RTL, Libération

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