Dans 12 jours, les magistrats du Conseil d’État suivront ou pas l’avis du rapporteur public, M. Edouard Geffray, qui a demandé l’annulation de l’élection de Jean-Paul Huchon à la tête de l’Ile-de-France.
Son avocat, Me Frédéric Thiriez, a déclaré en sortie d’audience : « Je maintiens que Jean-Paul Huchon n’a rien à se reprocher en termes de campagne électorale (des régionales de mars 2010) et je rappelle que la commission des comptes de campagne a approuvé son compte. »
Cette affaire est partie du recours d’un militant UMP, Paul Midy, qui trouvait que le président actuel de la Région avait certainement tiré avantage de la campagne publicitaire « la région fait grandir vos transports », qui mettait en avant les mérites de l’Ile-de-France en matière de transports en commun 6 mois avant le scrutin régional, et que celle-ci, selon lui, aurait dû être intégrée aux comptes de campagne du candidat socialiste.
Menacé d’invalidation et en plus d’une inéligibilité d’une année, Jean-paul Huchon, qui se dit surpris, choqué et en colère, juge qu’ « il s’agirait d’un assassinat politique ».
Pour lui « C’est la première fois qu’on éliminerait un candidat élu avec une si grande avance. J’ai recueilli 57% des voix, avec 400 000 voix d’écart ».
Si le Conseil d’Etat suivait l’avis du rapporteur, comme c’est fréquemment le cas, M. Huchon devrait quitter la présidence du conseil régional, et les conseillers désigner un nouveau président.
André Balbo
sources : Le Monde, Le Parisien

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