Le tribunal d’instance de Paris, saisi en référé par AXA, a ordonné le 15 février l’expulsion « immédiate et sans délai » du 22 de l’avenue Matignon, occupé depuis décembre 2010 par Jeudi noir, mais inoccupé depuis plus de 3 années.
Selon le collectif Jeudi noir : « Il suffit maintenant qu’Axa demande le recours de la force publique à la préfecture de police… Nous nous attendons à être expulsés prochainement, peut-être dans la journée ».
Il ne pourra s’agir pour le collectif de retraite. Ses membres dénoncent une décision visant à expulser « des jeunes précaires au cœur de l’hiver ». Les occupants comptent rester sur place malgré l’astreinte de 100€/jour d’occupation illégale.
Le collectif Jeudi noir a reçu le soutien d’Aurélie Filippetti, députée PS de la Moselle, qui a demandé à Brice Hortefeux de ne pas faire évacuer le bâtiment, et qui a dénoncé cette provocation supplémentaire envers la jeunesse non héritière et mal logée de notre pays ».
Jean-Paul Huchon, président (PS) de l’Ile-de-France, et Emmanuelle Cosse, vice-présidente écolo en charge du logement « demandent au gouvernement d’augmenter significativement la taxe sur les logements vacants (TLV) pour les communes de plus de 200 000 habitants et d’instaurer un droit d’expropriation des logements en état de vacance anormalement longue ».
Pour Cécile Duflot, secrétaire nationale des écolos : « La jeunesse française est aujourd’hui condamnée à la débrouille, au canapé des copains, au squat ou à la rue, sans que quiconque ne sourcille dans l’équipe du président Sarkozy ».
La compagnie d’assurance Axa vient de rater une première occasion d’améliorer son image à bon compte. Elle entre dorénavant en cession de rattrapage.
André Balbo
sources : L’Express, Conseil régional d’Ile-de-France, EELV

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