Le Conseil de l’ordre des avocats de Paris a invalidé la candidature de Julien Dray, son dossier n’étant pas complet, selon le cabinet du bâtonnier Jean Castelain, président de l’Ordre des avocats.
Les diplômes de Julien Dray seraient jugés insuffisants par l’Ordre, selon un membre du conseil cité par le Figaro. Le socialiste est titulaire d’une licence d’histoire-géo et d’un DEA de sciences économiques. Or, selon la loi de 1971 sur les professions judiciaires et juridiques, il faudrait « au moins une maîtrise en droit ou des titres et diplômes reconnus comme équivalents ».
Le cabinet de Jean Castelain a en outre indiqué avoir invité Julien Dray « à prendre contact avec nous pour être entendu lors d’une prochaine séance », pendant laquelle un nouveau vote sera effectué. En revanche, si la candidature est à nouveau rejetée, le député PS pourra uniquement saisir la cour d’Appel de Paris.
Cette décision a immédiatement provoqué des remous. Selon un membre de l’Ordre, « c’est une décision assez exceptionnelle » puisque « les demandes d’admission dérogatoire des politiques passent comme une lettre à la poste ». Certains avocats affirment avoir « l’impression que tout cela se fait à la tête du client ». D’ailleurs, le député PS Jean Glavany a été récemment autorisé à devenir avocat alors qu’il « ne remplit pas stricto sensu la condition de diplôme prévue par les textes ».
Ce camouflet est porté alors que les responsables politiques tentés par le métier d’avocat sont de plus en plus nombreux, en particulier au barreau de Paris qui réunit plus de 40% des 50 000 avocats français.
Chaque saison apporte son nouvel élu : après les UMP Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, et Dominique de Villepin, le Vert Noël Mamère, le socialiste Christophe Caresche, et enfin la dernière en date Rachida Dati, qui devrait prononcer son serment le 27 janvier.
André Balbo
Source : Le Figaro

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