
Un café-salon de thé-restaurant qui bénéficie d’un cadre privilégié, sans doute même le decorum le plus moyenâgeux de Paris. La rue piétonnière des Barres située dans le dos de l’église Saint-Gervais Saint-Protais fait le trait d’union entre le Marais et l’île Saint-Louis. Les touristes sont nombreux à l’emprunter et à profiter au passage de la terrasse de l’Ebouillanté qui s’inscrit dans la pente. C’est peut-être là le seul inconvénient des lieux si l’on excepte l’instabilité des tables causée par le pavage. Pour le reste, quel plaisir d’y siroter un thé ou d’y avaler un brick (fine crêpe tunisienne de semoule gaufrée au beurre et fourrée), spécialité de la maison qui apporte une amusante note orientale. L’une des autres qualités de l’Ébouillanté est de ne pas se reposer sur ses lauriers. Là où d’autres auraient profité de l’emplacement, on se montre ici exigeant et inventif. Des expos de peinture sont organisées régulièrement au 1er étage du salon de thé. Un concours est même mis sur pied ! L’établissement a été ouvert par un peintre en 1977, peut-on lire sur une coupure de presse. Et la peinture est de bonne facture, ce qui est encore mieux. Un mot encore au sujet du nom : l’Ébouillanté. Il correspondrait à l’usage bien connu des buveurs de thé qui consiste à ébouillanter la théière pour la préchauffer. On peut imaginer bien d’autres raisons. Les facétieux tenanciers proposent même d’écrire l’histoire des origines du nom, en ouvrant à l’occasion un concours de nouvelles qui réserve d’heureuses surprises !

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