La Commission européenne a engagé le 19 mai des poursuites devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE) : « La France n’a pas pris à ce jour de mesures efficaces pour remédier au problème des émissions excessives de particules fines dans plusieurs zones du pays » !
Ainsi la France est-elle menacée d’une amende record de 10 à 30M€ si elle n’agit pas. Depuis 2005, 16 villes ou agglomérations, dont Paris, mais aussi Lyon, Marseille, la zone côtière urbanisée des Alpes maritimes, Lille, Grenoble et Bordeaux par exemple, dépassent régulièrement les valeurs limites d’exposition à ces microparticules cancérigènes, émises notamment par la circulation automobile.
« 40 000 décès annuels sont directement liés à ce type de polluant et l’exposition aux particules fines provoque par ailleurs des bronchiolites, de l’asthme, des maladies respiratoires, des problèmes cardiovasculaires et des cancers », énumère José Cambou, du regroupement d’associations France Nature Environnement (FNE).
Sur les 20 pays surveillés sur ce sujet par l’Europe, seuls la France et 7 autres pays ont ainsi été transmis à la Cour européenne de justice. Il est à souhaiter que la menace d’une telle astreinte quotidienne incite fortement la France à réduire cette pollution.
Outre les 8 agglomérations appelées à créer en France les Zones d’action pour l’air, les Zapa, dont Paris et la plaine commune (93) font parties, le ministère de l’Écologie a demandé à tous les préfets de revoir de fond en comble leurs plans de protection de l’atmosphère pour les rendre plus efficaces. Ces plans prévoient notamment des limitations de vitesse et l’application de normes plus sévères de rejets pour l’industrie en cas de pics de pollution.
André Balbo
sources : Le Parisien, La Commission européenne, le ministère de l’Écologie

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