Au prochain coup de froid, au prochain épisode neigeux l’Ile-de-France sera-t-elle complètement bloquée ? Il en faudrait alors 1 200 tonnes et nous n’en aurions plus que 2 000 ! Le Canada se rit déjà de nous, les Européens, infoutus auw premiers flocons de faire décoller nos avions de nos aéroports, privés de Glycol…
Alors tétanisée, au bord de la panique, la direction des routes d’Ile-de-France (Dirif) réduit déjà l’utilisation du sel de déneigement afin de ménager ses stocks.
Comme de nouvelles et fortes chutes de neige sont attendues au tout début janvier, il est fortement recommandé de n’effectuer de salage qu’en faisant preuve d’ « un grand discernement ».
Il est même recommandé de s’approvisionner en sable, mais pour le Syndicat national des personnels techniques des réseaux et des infrastructures (SNPTRI-CGT), principale organisation représentative des services de l’Équipement, cette note « met en danger les agents (de l’équipement) et les usagers de la route ».
Et, appliqué au sel, qu’est-ce que faire preuve d’« un grand discernement » ? En effet, selon Gaëtan Silène, délégué régional du SNPTRI-CGT : « Ne pas traiter en amont, en fonction des bulletins météo, mais au dernier moment, uniquement sur la voie de droite, avec un dosage insuffisant (15g) ne sert à rien. Pour les pluies verglacées, il faut 20 à 25g de sel, et mettre du sable à la place du sel est totalement inefficace pour la neige ».
Ces stocks tendus ne sont pas l’apanage de la seule l’Ile-de-France, parce que les communes qui le pouvaient ont passé des commandes importantes en ce début d’hiver et que les prix élevés rendent même le sel, que l’on commence à appeler l’or blanc, inaccessible à certains villages.
André Balbo
sources : SNPTRI-CGT , Le Parisien

envoyer par mail
Imprimer la page