Jean Dujardin, l’œil de velours, debout entre deux jambes féminines nues et avec comme commentaire : « Je rentre en réunion » — c’est ainsi que l’une des affiches des Infidèles lançait de façon délicate la campagne de promotion de ce film à sketch collectif (sortie le 29/02/2012).
Après une brève et légitime polémique, cette affiche, ainsi qu’une autre avec Gilles Lellouche (« Ça va couper, je rentre dans un tunnel », dit-il, avec une femme, de dos, la tête à hauteur se son sexe) sont retirées de la voie publique le 3 février.
La presse papier et internet anglophone – du Guardian jusqu’à India Today, en passant, peut-être plus embêtant pour The Artist, par Vanity Fair et The Hollywood Reporter – s’est emparée de l’affaire, lui donnant un écho international inattendu.
Dans un pays dont l’opinion publique paraît peu conciliante avec l’adultère (ou du moins sa publicité) et une Académie des Oscars qui n’aime guère le scandale, on imagine que la campagne de promotion américaine que menait l’équipe de The Artist n’avait pas besoin de ça.
Thomas Langmann, le producteur du film, n’a pas réagi, lui pourtant assez susceptible au sujet du film. Ainsi, de sa récente sortie contre un célèbre hebdomadaire culturel (« ce qui est rigolo c’est de dire à des journaux comme les Inrocks qu’on les emmerde »), qui n’avait pas retenu le film de Michel Hazanavicius dans son top 20 de 2011.
Sera-t-il aussi énervé contre les producteurs des Infidèles qui ont laissé passer cette déplaisante campagne d’affichage ?
Finalement, peut-être pas, car l’un d’entre eux n’est autre que Jean Dujardin lui-même.

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