Après Orange, Bouygues et SFR, il paraissait normal que le fournisseur d’accès Internet Free installe ses 300 antennes relais sur les toits de la capitale. Il devrait ainsi déployer son réseau jusqu’à janvier 2012. Concurrence oblige !
Mais les écologistes de Paris ne l’entendent pas de cette oreille. Ils veulent profiter de cette situation nouvelle pour que soit relancé le débat sur les risques sanitaires que présente la téléphonie mobile.
Les Verts, le Supap-FSU (un syndicat d’employés de la Ville) et les associations Priartem, Agir pour l’environnement et Robin des toits, entendent s’opposer au projet de la mairie de Paris d’autoriser Free à installer ses antennes relais sur 250 immeubles de la capitale et quelque 50 sites publics. Ils s’appuient pour cela sur les craintes, toujours non levées, qu’inspirent les ondes électromagnétiques.
Supap-FSU et Robin des toits ont indiqué le 21 septembre que « la Ville de Paris avait renvoyé le débat sur la prolifération d’antennes relais vers une conférence de citoyens appelée « Ondes, santé et société » lancée par Bertrand Delanoë. La suppression du wi-fi avait été préconisée dans les bâtiments municipaux, et l’exposition du public aux champs électromagnétiques limitée à 0,6V/m. Cela devait déboucher sur une nouvelle charte entre la Ville et les opérateurs, dont l’élaboration est au point mort ».
Avant le prochain Conseil de Paris, le groupe des Verts propose un amendement à la convention avec la mairie de Paris pour :
engager Free Mobile et les trois autres opérateurs à ramener le niveau d’exposition maximal à 0,6V/m,
étudier la possibilité d’implanter des mini antennes moins émissives et de mutualiser les antennes existantes sur les sites de la Ville de Paris, en accord avec les autres opérateurs.
Ce vœu, qui a été examiné dans toutes les mairies d’arrondissement, a été re-toqué le 21 septembre dans le IIe, arrondissement dirigé par un élu Vert…
De son côté, la mairie de Paris indique qu’elle n’a « aucune marge de manœuvre. Free Mobile doit être traité dans les mêmes conditions que les trois autres ». Elle précise aussi
qu’elle a obtenu que « Free évite de déployer des antennes relais à proximité des crèches et des écoles »,
ainsi que « l’abaissement le plus important possible du seuil d’exposition des usagers ».
Les débats au Conseil de Paris lundi 27 et mardi 28 septembre s’annoncent houleux.
André Balbo
Source : Le Parisien

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